Le FC Nantes de retour en Ligue 1

Football Quatre ans après l’avoir quittée, les Canaris retrouveront la Ligue 1 la saison prochaine…

A Nantes, David Phelippeau
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L'équipe de Nantes célèbre sa montée en Ligue 1 le 17 mai 2013.
L'équipe de Nantes célèbre sa montée en Ligue 1 le 17 mai 2013. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Quatre ans que les supporters nantais attendaient ça. Grâce à un succès étriqué (1-0), vendredi soir, sur Sedan, dans une Beaujoire en fusion, le FC Nantes est officiellement en Ligue 1. Comme le veut la tradition ici et malgré les recommandations des dirigeants nantais, le public s'est rué sur la pelouse à la fin du match. Une explosion de joie à la hauteur de l'incroyable frustration générée par quatre ans de Ligue 2.

Les premiers mots de l’entraîneur  Michel Der Zakarian, qui peut se targuer d'avoir fait monter deux fois les Canaris dans l'élite (2008 et 2013), ont été pour sa femme : «Un grand merci à elle. Je suis infernal depuis des mois à la maison. Je lui ai fait vivre de mauvais moments...» Le calme devrait revenir au moins pendant quelques semaines chez les Der Zakarian. 

Le FC Nantes en L2, une anomalie

Le coach n'a pas oublié ensuite de saluer ses joueurs, «un groupe qui mérite cette récompense», selon lui. Une équipe qui a connu «des hauts et des bas», selon le capitaine Olivier Veigneau, mais qui a su s'accrocher au podium depuis la dixième journée de Ligue 2. «C'est exceptionnel, souffle Vincent Bessat. On devait le faire, on l'a fait. Il y en a qui tueraient pour connaître ça, pour vivre des moments comme ça!»

Fabrice Pancrate, qui a un CV long comme le bras, estime même que «'est l'une des plus belles émotions» de sa carrière. «On rentre dans la petite histoire, dans le livre du FC Nantes, poursuit Yohan Eudeline. Quand on se reverra dans quelques décennies, on reparlera de ce moment.»

Nantes en Ligue 2, beaucoup estimaient que c'était une anomalie. «On remet Nantes à sa place, confirme Eudeline. Mais, depuis que je joue au foot, c'est la saison durant laquelle j'ai le plus souffert. Si on m'avait dit, il y a dix ans, que je remonterais avec ce club historique, je ne l'aurais pas cru !» Olivier Veigneau, les yeux embués, s'y voit déjà en Ligue 1: «Ceux qu'on regardait à la télé le dimanche, on va pouvoir se frotter à eux!»