Ligue 1: Les dossiers que doit régler le PSG

FOOTBALL Le titre de champion ne doit pas éluder les problèmes en cours...

Julien Laloye

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Carlo Ancelotti lors du match entre Barcelone et le PSG le 10 avril 2013.
Carlo Ancelotti lors du match entre Barcelone et le PSG le 10 avril 2013. — REUTERS/Gustau Nacarino

Bien sûr, le PSG a bien mérité de faire la fête pour célébrer le premier titre de l’ère qatarienne. Mais l’euphorie du succès devra vite laisser la place au management. Car le club parisien a plusieurs dossiers chauds sur le feu. Et ne doit pas traîner pour les résoudre.

Conserver Ancelotti

C’est la priorité de Doha, visiblement convaincu par la deuxième partie de saison parisienne. En bon soldat, Nasser al-Khelaïfi a sorti le grand jeu dans le numéro à venir de l’Equipe. «On veut garder Carlo. Tout le monde l’aime ici, les joueurs, les supporters. Moi-même, je l’aime. Je le soutiens depuis le jour de son arrivée et je le soutiendrai jusqu’à son dernier jour ici. Je suis très optimiste sur l’issue de ce dossier.» Une déclaration d’amour qui tranche avec la méfiance affichée par l’actionnaire à l’automne, quand Carletto est passé à un doigt de Porto de se faire débarquer à cause d’une mauvaise série en L1. Mais l’Italien a de la mémoire et surtout un pied à Madrid, où Florentino Pérez l’accueillerait à bras ouvert. «On a demandé au Real de nous respecter» ajoute le président du PSG, qui serait bien embêté si Ancelotti devait partir. Personne sur le marché ne possède le charisme de l’ancien entraîneur de Milan et cela enverrait un mauvais signal sur la capacité du nouveau PSG à construire dans la durée.

Lisser son image

Ces dernières semaines, les joueurs parisiens ont multiplié les signes de nervosité et les comportements déplacés alors que le titre de champion n’était plus qu’une question de mathématiques. Avant-dernier du classement du fair-play avec 70 cartons jaunes et 6 rouges, le PSG a agacé a peu près tout le monde, notamment Leonardo. Suspendu à titre conservatoire par la Ligue, le directeur sportif parisien n’a épargné personne cette saison, que ce soit les arbitres, «pas assez professionnels», ou la Ligue 1, «pas faite pour le PSG». Des sorties médiatiques problématiques, autant que sa poussette sur Alexandre Castro, qui commencent à faire réfléchir sur l’avenir du Brésilien à Paris. Lui n’a jamais caché son amour pour l’Italie et l’Inter Milan lui fait toujours les yeux doux. La sanction qui le menace –un an de suspension de toute fonction officielle- pourrait inciter Doha à lui montrer gentiment la sortie. Surtout si c’est la condition pour conserver Ancelotti.

Maintenir l’équilibre du vestiaire

Dimanche, une image a fait un peu tâche dans l’allégresse générale. Celle des joueurs français de l’effectif, seuls à rester fêter le titre avec les supporters sur la pelouse de Gerland, pendant que les Brésiliens montaient le son dans leur coin avec de la pagode et que les Italiens plaisantaient entre eux en zone mixte. On a beaucoup parlé de la soirée pizza organisée par Nicolas Douchez début décembre pour ressouder un peu le groupe, un peu moins des plaintes discrètes de certains joueurs du clubs rendus amers par la tournure des évènements. «Je vais peut-être prendre des cours d’italien si je veux jouer» déclarait l’un d’entre eux cet hiver, en référence à la complicité entre les joueurs italiens du PSG et Carlo Ancelotti. Leonardo semble avoir bien compris le public en évoquant son intention de «recruter les meilleurs joueurs français la saison prochaine», citant Nasri, Ribéry ou Cabaye. Sauf que depuis, les noms de Rooney, Cavani, Nani ou Moutinho sont sortis du placard. Et il n’y a aucun Français là-dedans…