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Xavier Corosine: «On a gagné le respect et l'estime de la ProA»

Xavier Corosine: «On a gagné le respect et l'estime de la ProA»

INTERVIEWLe meneur de Nanterre vise une surprise en playoffs contre Gravelines...
Propos recueillis par R.S.

Propos recueillis par R.S.

Il y a quelques saisons, Xavier Corosine arpentait les salles de ProB avec Nanterre, sans vraiment s’imaginer qu’un jour il disputerait les playoffs de ProA avec la même équipe. Lundi soir à Gravelines (20h), le meneur visera pourtant un exploit face au premier de la saison régulière. Encore un.

Après la défaite en finale de Coupe de France contre Paris-Levallois, comment vous êtes vous plongé dans ce match aller?

La déception était très grande à l’issue du match. L’important était de se remobiliser tout de suite pour préparer ce math contre Gravelines. Il n’y a pas eu de moment de flottement. Le coach nous a donné deux jours de repos pour nous remettre la tête à l’endroit. Puis on est vite rentré dans le vif du sujet.

Encore une fois, vous ne serez pas favoris contre Gravelines…

C’est clair. Ils ont terminé premier de la saison régulière ce qui n’est pas rien. Nous, on se prépare pour être à la hauteur de l’événement. On va essayer d’embêter le plus possible cette équipe sachant qu’on les a battu chez eux en saison régulière. Mais les playoffs, c’est un autre championnat. Ils seront déterminés et ont la pression.

Cette victoire à Gravelines en saison régulière peut-elle justement vous aider?

Déjà psychologiquement on sait qu’on en est capables. Inversement, ils savent qu’on peut les battre. On doit être très concentrés en défense et avoir une grosse confiance en nous pour créer l’exploit.

Si on vous avait dit en début de saison que vous joueriez ce match, l’auriez-vous cru?

Si on fait le bilan maintenant, on revient de loin. Au début on visait le maintient et quand on a vu qu’on avait une belle série de victoires, on l’a assuré tranquillement. Après, il y a eu des ajustements au niveau de l’effectif. On a eu de bonnes recrues qui nous on beaucoup apporté. On a réalisé de gros exploits à l’extérieur. C’est à partir de là qu’on a pris conscience de notre potentiel. Notre travail a payé.

Depuis l’époque de la ProB, est ce que le club a vraiment changé?

Les valeurs n’ont pas changé. Le club garde son âme. On n’a pas envie de changer cela. Le club sait d’où il vient. Il a commencé tout en bas de l’échelle. Le fait d’être tout en haut n’a rien changé. Les gens sont toujours humbles et travailleurs. On se structure de plus en plus. On a un kiné tous les jours à l’entraînement. Ce n’était pas le cas avant. Autour du club, ça évolue. On se professionnalise de plus en plus.

Cette réussite dérange-t-elle dans le milieu de la ProA?

Je ne sais pas. Au début, oui, on pouvait penser qu’on était là par chance. Mais on a prouvé que justement on n’était pas là par hasard. Cette qualification s’obtient sur la constance. On a été bons. On a gagné le respect et l’estime de la ProA. Au fur et à mesure, les équipes sont devenues méfiantes. On nous a pris plus au sérieux.

Auriez aimé que les Qataris reprennent le club?

Ça aurait pu être une bonne chose. Mais il faut savoir dans quelles conditions. Qui aurait été à la tête du club? Si le président était d’accord, il aurait fallu le suivre. Ça aurait pu apporter une nouvelle salle. Rien que pour ça, ça aurait pu être une bonne chose. Mais je ne pense pas que le président vende son âme comme ça. En fait, on n’y pense pas trop. J’ai vu que Jacques Monclar était nommé manager du Paris-Levallois. Est-ce que ça annonce l’arrivée des Qataris derrière? Après le foot et le hand, pourquoi pas le basket? Ça peut être bénéfique pour le championnat, attirer de grands joueurs. Servir de locomotive. Moi j’ai encore un an de contrat à Nanterre. Je m’y sens bien. Il n’y a pas de raison que ça ne continue pas.