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Football (L1) : le péril jaune fait plus pitié qu'envie
Le FC Nantes ne peut pas descendre plus bas. Après leur défaite, samedi soir, contre Sochaux (0-2), les Canaris sont lanterne rouge de la L1. Une place qu'ils n'avaient plus occupée depuis le 18 décembre 2001, après une défaite 3-0 à Lens, et qui ava...©2006 20 minutes
Le FC Nantes ne peut pas descendre plus bas. Après leur défaite, samedi soir, contre Sochaux (0-2), les Canaris sont lanterne rouge de la L1. Une place qu'ils n'avaient plus occupée depuis le 18 décembre 2001, après une défaite 3-0 à Lens, et qui avait coûté quelques jours plus tard le poste d'entraîneur à Raynald Denoueix.
Dans le monde du foot français, cet inexorable déclin suscite de la compassion. Samedi soir, le Sochalien Jérémy Bréchet se disait, en direct sur Canal+, « de tout coeur avec les Nantais ». Ce sentiment a atteint son paroxysme à l'occasion de la défaite contre Toulouse (0-2) en Coupe de la Ligue, le 19 septembre dernier. « Il est effectivement arrivé que Bergougnoux ou Emana [joueurs toulousains] viennent me voir et me disent “Mais vous devez arrêter de vous engueuler, ne baissez pas les bras !”, a raconté à la presse, quelques jours après le revers, le milieu de terrain des Canaris Emerse Fae. J'avais l'impression qu'ils avaient encore plus de peine que moi. Le mal est tellement immense que même les équipes adverses s'en rendent compte. Elles ont presque pitié ! » Illustration de ces propos : l'interminable accolade, dans un concert de sifflets, entre le président de Sochaux, Jean-Claude Plessis, et son homologue nantais, Rudi Roussillon, dépité, samedi soir, à l'issue de la défaite. Car le FC Nantes, monument du ballon rond aux quarante-cinq années successives dans l'élite, peut descendre plus bas. En Ligue 2.
David Phelippeau



















