Vidéo: Ces buts qui ont marqué les 70 ans du FC Nantes

A Nantes, David Phelippeau

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L'attaquant du FC Nantes, Marama Vahirua, lors de son but contre Saint-Etienne le 12 mai 2001.
L'attaquant du FC Nantes, Marama Vahirua, lors de son but contre Saint-Etienne le 12 mai 2001. — AFP

À la même question, toujours la même réponse: «Il y en a tellement eu des beaux et des importants…» 20 Minutes a interrogé des personnes d’horizons différents mais qui ont toutes un lien avec le FC Nantes sur le but qui les a marquées.  Voici le top huit (totalement subjectif) des plus belles, plus importantes ou plus marquantes réalisations des Canaris, pour célébrer dignement 70 ans d’histoire.

Le but d’Hugo Curioni, le 6 janvier 1974 - Pour son premier match sous les couleurs nantaises, l’Argentin Hugo Curioni marque dès la 2e minute de jeu, à Saupin, contre le Paris FC. «Du pointu, se souvient l’ex joueur et directeur sportif du FCN Robert Budzynski. Il était qualifié de la veille C’était un bulldozer qui ne correspondait pas vraiment au profil d’attaquant voulu par l’entraîneur de l’époque José Arribas.»

Le but de José Touré, le 11 juin 1983 - Nantes perd (3-2) la Coupe de France contre le PSG, au Parc des Princes mais Touré marque «the but», selon Yannick Bigaud, speaker à la Beaujoire. Contrôle de la poitrine, coup du sombrero et reprise du gauche. Jean-Claude Lemoult, chargé du marquage de Touré, n’y avait vu que du feu. «Je le revois comme si c’était hier…», s’enthousiasme Bigaud.

Le but de Patrice Rio, le 28 septembre 1983 - Le défenseur nantais place une frappe «de 35 mètres pleine axe», selon le journaliste de Ouest-France Christophe Delacroix. C’était contre le Rapid Vienne en 16es de finale de la Coupe d’Europe. «Tout le stade s’était mis à rêver» Mais, quelques minutes plus tard, le fameux Panenka marque sur coup franc le but à l’extérieur salvateur.

Le but de Vahid Halilhodzic, le 9 novembre 1984 - Nantes-Monaco: c’est le premier match devant les caméras de Canal+. Le FCN s’impose 1-0 grâce à Halilhodzic. «Centre de Touré pour la tête de Vahid, se remémore Jean-Paul Jaud, réalisateur du match ce soir-là. J’ai le souvenir de la tête désemparée de Jean-Luc Ettori. C’est un but historique pour Canal+, le premier du championnat de France en direct.

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Le but de Patrice Loko, le 19 août 1994 - Beaucoup de gens interrogés nous ont parlé d’emblée de celui-ci. C’est l’année du titre de la génération Ouédec-Loko-Pedros. Nantes affronte Paris. Après une touche de Cauet, Pedros et Loko réalisent un une-deux aérien ponctué d’une reprise du dernier nommé dans le but de Lama. «Je n’ai pas réalisé sur le moment, raconte Loko. On travaillait ces phases de jeu à l’entraînement, mais c’était tellement inouï de faire ça en match.» Le FCN gagne 1-0.
Patrice Loko - But Nantes-PSG 1994 par AKAleGenie

Le but de Da Rocha, le 29 avril 2001 - «Ce n’est sans doute pas le but le plus esthétique de “Da Roche” mais c’est peut-être le plus important de sa carrière», relève le milieu de terrain Nicolas Savinaud. On est à trois journées du terme du championnat. Frédéric Da Rocha marque, sur un corner, «un but de raccroc». Une réalisation qui rapproche les Canaris de leur huitième titre de champion de France. «On avait joué après tous les autres et tout le monde nous voyait chuter…» Une semaine après, le FCN était sacré.

Le but de Marama Vahirua, le 12 mai 2001 - Après avoir propulsé le ballon dans les filets de l’AS Saint-Etienne, le Tahitien a pagayé. À la 10e minute de jeu, Vahirua libère la Beaujoire. «Tout vient d’un bon centre de Da Rocha, côté droit, Marama pousse le ballon dans le but, narre Hafid Abdelaziz, responsable technique du stade de la Beaujoire. Ce n’est pas un beau but mais il était super important.» À la fin du match, le public envahit la pelouse. «Et beaucoup repartent avec un bout de gazon», rigole Hafid Abdelaziz.

Le but de Mamadou Diallo, le 28 mai 2005 - Le miracle a bien eu lieu. Le FCN est au bord de la relégation avant l’ultime match contre Metz, à la Beaujoire. Grâce à un concours de circonstances improbable sur les autres pelouses et ce but de Diallo, le FCN sauve sa peau. «Savinaud centre pour la tête de Diallo, raconte Patrice, un fervent supporter. Mamadou marque. Le stade explose, et moi, je pleure. L’ambiance était folle. C’était le soulagement.