Barcelone-PSG: L'espoir a fini par s'envoler

FOOTBALL Paris y a cru mais a finalement cédé...

Julien Laloye, au Camp Nou
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Pedro exulte après son but face au PSG, le 10 avril 2013
Pedro exulte après son but face au PSG, le 10 avril 2013 — Manu Fernandez/AP/SIPA

Puisqu’il faut bien s’y faire, autant l’écrire tout de suite, le PSG ne jouera pas les demi-finales de la Ligue des champions. Il les a pourtant touchées du doigt et même un peu plus que ça une petite vingtaine de minute, le temps qu’un but somptueux de Pedro ne réponde à la contre-attaque de génie conclue par Pastore (50e).

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Mais après ce qu’on a vu au Camp Nou, on a presque envie de ne pas parler du résultat. Au coup d’envoi, les plus optimistes se seraient sans doute contenter de voir Paris faire basculer la rencontre dans la même irrationalité que la fin du match aller, ce moment où même le tout puissant Barça semble à la merci du moindre coup de pied arrêté bien tiré, du premier ballon mal dégagé ou d’une décision arbitrale douteuse.

Messi change tout

Mais mercredi, le PSG a fait beaucoup mieux que ça. En espagnol, ça s’appelle un «repaso». Jusqu’à l’heure de jeu, en effet, le Barça a pris un bouillon monumental devant son public, que seul le Real Madrid a pu lui infliger dans un passé récent. Le problème, c’est que Paris n’en ait pas profité pour marquer plus d’une fois. Lucas, encore énorme (13e, 18e) et surtout Lavezzi (3e, 24e) en ont pourtant eu maintes fois l’occasion.

Il aura même fallu l’entrée de Messi, à l’origine du but égalisateur (71e), pour sauver une équipe du Barça à la limite de la rupture. Evidemment, à chaud, la déception est immense, à froid aussi d’ailleurs. Mais cette élimination a quelque chose de presque rassurant. Le PSG, tout beau mais aussi tout neuf dans ses fondations, s’est fait sortir par l’une des meilleures équipes de l’histoire du jeu, quoi de plus normal? Après tout, s’offrir une Ligue des champions, ça se mérite, et depuis mercredi soir, Paris la mérite beaucoup plus. L’Europe saura s’en souvenir.