PSG - Barça: Pour les anciens, l'exploit serait encore plus grand qu'en 1995
FOOTBALL•Il y a dix-huit ans, les parisiens avaient battu le Barça au Parc des princes, déjà en quarts de finale de Ligue des champions...Romain Scotto
Sans rien enlever au prestige de l’événement, battre le Barça au Parc des Princes n’aurait rien d’une nouveauté pour le PSG mardi prochain.FC Barcelone, le 15 mars 1995 au Parc des Princes"> Depuis 1995 et un quart de finale historique (2-1), les Parisiens sont censés connaître leur petit Barça illustré sur le bout des doigts. Ce soir-là, David Ginola était devenu «El Magnifico» et le club parisien en avait profité pour se faire une place dans la cour des (très) grands. Un acte fondateur dont Ibra et sa bande pourraient s‘inspirer cette année selon José Cobos, titulaire à l’époque: «Ils sont dans la même situation que nous. Ils peuvent passer une grande étape en battant Barcelone et démarrer une histoire.»
Sans minimiser leur performance, tous les joueurs de cette époque s’accordent à dire que l’exploit serait encore plus grand si Paris éliminait aujourd’hui Barcelone. «Ce serait encore plus retentissant, il n’y a pas photo», avoue Cobos, désormais gérant d’un bar à vin à côté de Monaco. «Nous, c’était un bon Barça mais ce n’était pas la référence en Europe, enchaîne Daniel Bravo. C’était quand même en dessous. Je pense qu’on aurait beaucoup plus de difficultés avec le Barça d’aujourd’hui.» Au milieu des années 1990, l’équipe à éviter au tirage était plutôt le Milan AC de Maldini. «Maintenant, il y a quand même Messi qui est une vraie valeur ajoutée par rapport à l’équipe qu’on a jouée», reconnaît Cobos.
Un soutien populaire plus poussé en 95
En 1995, Barcelone avait pourtant son ballon d’or (Stoïchkov) et une identité de jeu déjà très moderne avec des latéraux aspirés vers l’avant. Mais pas de quoi faire trembler une équipe parisienne «très expérimentée», poursuit Patrick M’Boma: «On n’était pas favoris. Mais il y avait une énorme confiance de la part des joueurs. Je n’avais pas l’impression que ce Barça-là, aussi fort soit-il, pouvait nous éliminer.» Malgré la présence de ses nouvelles stars, le PSG ne serait donc pas aussi bien armé que son frangin du passé. Collectivement, l’équipe de Weah et Ginola développait un jeu plus abouti que celle de Zlatan et Lavezzi, analysent les anciens.
Autre différence, selon Patrick Colleter: le soutien populaire qui entourait l’équipe. En 95, l’agitation était telle que les joueurs avaient effectué leur mise au vert dans l’Indre, à côté de Châteauroux. «On avait dû s’éloigner pour se préparer dans le calme. A l’époque, on avait vraiment le public derrière nous et on le ressentait. Ça nous a fait gagner des matchs.» Après dix-huit ans d’attente, il suffit peut-être juste d’un petit exploit contre le Barça pour retrouver ce public-là.


















