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Rugby: Pourquoi il faut quand même regarder Irlande-France

Rugby: Pourquoi il faut quand même regarder Irlande-France

VI NATIONSLes Bleus sont toujours à la recherche d’une première victoire en 2013...
Julien Laloye

Julien Laloye

D’accord, l’équipe de France la plus désespérante de la dernière décennie n’a plus aucune chance de gagner le tournoi des VI Nations. D’accord, elle n’a pas montré trois combinaisons potables dignes de ce nom en trois matchs contre l’Italie, le pays de Galles et l’Angleterre. Mais promis juré, elle mérite que vous lui laissiez une dernière chance. On vous dit pourquoi.

Parce que PSA essaie une nouvelle charnière

Michalak et Machenaud passés de mode, Trinh-Duc et Parra vus et revus, le staff tricolore a bien remué pour sortir une nouvelle charnière de son chapeau. Cette fois, on aura droit à une association Toulon-Clermont avec Michalak et Parra. «On attend d’eux qu’ils ne paniquent pas, qu’ils sachent accélérer le jeu quand il faut, qu’ils gèrent les temps faibles, qu’ils ne bouffent pas trop d’énergie dans des moments importants si on veut gagner le match», résume Saint-André. Bref, qu’ils parviennent à mener le jeu tricolore au-delà de la soixantième minute, sorte d’horizon indépassable pour les Bleus cet hiver.

Parce que Vincent Clerc va faire des misères aux Irlandais

La légende de Vincent Clerc face à l’Irlande est née en 2007 à Lansdowne road. Ce jour-là, l’ailier toulousain enrhume toute la défense des Verts pour aller offrir la victoire aux Bleus à la dernière minute. Depuis, Clerc, qui ne se trouve plus qu’à quatre longueurs du record de Serge Blanco en équipe de France (38 essais), a plongé sept fois dans un en-but irlandais en cinq ans. «Il ne faut pas tomber dans la sinistrose, ne pas se montrer timorés et restrictifs. S’il faut jouer, on jouera les bons coups et à fond», promet le Toulousain. Les supporters Irish en cauchemardent déjà.

Parce que c’est la dernière contre O’Driscoll

Le bonhomme a beau jouer dans l’autre camp, on ne peut pas ne pas l’aimer. Après treize ans de bons et loyaux services et plus de 120 sélections, le mythique centre du XV du Trèfle a annoncé qu’il disputait sans doute son dernier tournoi des VI Nations. L’ambiance devrait être énorme à l’Aviva Stadium pour célébrer une dernière fois le joueur du Leinster à Dublin. «C'est un des plus grands centres du rugby mondial de ces dix dernières années», reconnaît Florian Fritz à propos d’un centre qui a aussi marqué l’imaginaire de Fofana. «Il a ce côté animal et la marque des grands joueurs».

Parce qu’on peut encore tomber plus bas

La France ne peut plus faire le Grand Chelem, ni même gagner le tournoi, mais elle peut encore entrer dans l’histoire en devenant la première équipe tricolore d’après-guerre à «remporter» la peu glorieuse cuiller de bois, réservée à celui qui ressort fanny du tournoi. Bien sûr, il y aurait encore moyen d’éviter cette humiliation en triomphant de l’Ecosse lors de la dernière journée, mais imaginez la pression sur les épaules du XV de France dans pareil cas de figure: «On voit bien que c’est un tournoi très compliqué pour tout le monde mis à part les Anglais qui enchaînent les victoires. Tout le monde est sous pression. Commençons déjà par remporter ce match-là», prévient Vincent Clerc. On ne saurait dire mieux.