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PSG: Ezequiel Lavezzi, la tempête après le calme

PSG: Ezequiel Lavezzi, la tempête après le calme

FOOTBALLL'Argentin du PSG est en grande forme...
Romain Baheux

Romain Baheux

Son arrivée n’a pas provoqué le raout médiatique de celles de Zlatan Ibrahimovic ou de David Beckham mais elle est sans doute aussi importante dans la force de frappe du PSG. Depuis deux mois, Ezequiel Lavezzi secoue la Ligue 1 par sa vitesse, sa technique et son incessant travail de sape sur les défenseurs. Huit buts depuis novembre et un statut de titulaire indiscutable plus tard, l’Argentin est devenu l’un des meilleurs joueurs du championnat. «On parle très souvent d'Ibra mais Lavezzi est un joueur fantastique, souligne le Lillois Aurélien Chedjou, qui l'a croisé dimanche au Parc des Princes. Je le connaissais déjà un peu quand il était à Naples, c'est un super joueur.» A l’automne, ça n’avait pourtant rien d’évident. Expulsé dès son deuxième match contre Ajaccio, Lavezzi est ensuite tourmenté par les soucis physiques. Le joueur se lance dans son numéro favori: entrer en jeu en Ligue des champions et se blesser.

Salvatore Sirigu: «Je le sens plus heureux»

Touché lors de la réception du Dynamo Kiev (4-1), il se blesse de nouveau lors du déplacement à Porto (1-0) et doit sortir sept minutes après son entrée. Une frustration évacuée par un énorme coup de pied dans une glacière qui avait le malheur de traîner aux alentours du banc parisien. «Il n’arrivait pas à montrer le joueur qu’il est, se souvient son partenaire et gardien Salvatore Sirigu. Même blessé, il savait quand même que c’était un élément important de l’équipe.» Débute alors une montée en puissance symbolisée par son doublé sur la pelouse de Kiev en novembre et son sprint de 50 mètres pour aller ajuster Nicolas Penneteau contre Valenciennes. «On le compare souvent à Carlos Tevez mais il est encore plus rapide que lui, note le technicien argentin Angel Marcos. Il est extrêmement volontaire, ce n’est pas pour rien qu’il est tout le temps appelé en sélection.»

Performant dans le 4-4-2 mis en place par Carlo Ancelotti, «Pocho» justifie les trente millions d’euros alignés par les dirigeants parisiens pour le sortir de Naples cet été. Et a fait oublier sa réputation de noctambule invétéré acquise à son arrivée dans la capitale. «Je n’ai pas vu un changement dans son comportement depuis le début de saison mais je le sens plus heureux», note Salvatore Sirigu. Ce vendredi, ça sera au tour de Toulouse de subir l’allant d’un des leaders du PSG version qatarie. Et ce n’est pas l’arrivée de David Beckham qui va y changer quelque chose.