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Vendée Globe: petits bonheurs et risques du retour à terre

Vendée Globe: petits bonheurs et risques du retour à terre

VOILEDe bons repas, une belle soirée mais aussi les risques de la notoriété...
Aux Sables-d'Olonne, Matthieu Goar

Aux Sables-d'Olonne, Matthieu Goar

Ils ont tous les deux passé leur commande. Saumon frais, hamburger saignant, moelleux au chocolat, et vin rouge pour le vainqueur François Gabart. Steak, frites maison arrosées de quelques bières et gâteau au chocolat pour son dauphin Armel Le Cléach. Après 78 jours de plats lyophilisés, les deux marins vont à nouveau profité des petits plaisirs de la terre. «Je veux d’abord revoir les copains, la famille, mon amie, mon fils puis retrouver un endroit calme car on s’est fait secouer non stop », confie François Gabart.

Rush médiatique et notoriété

Pour les skippers, il faudra dans les semaines à venir retrouver un rythme de vie normal. Impossible dans les premiers jours où les sollicitations médiatiques maintiennent un certain rythme et une certaine fatigue. Une période pas toujours simple. «Dans cette course, on se prépare pendant quatre ans à franchir la ligne mais on n’est pas du tout prêt à ce qui arrive par la suite, par exemple la notoriété. Même si je trouve que les nouveaux skippers appréhendent mieux tout cela», confie le premier vainqueur du Vendée Globe, Titouan Lamazou qui avoue avoir moyennement vécu ce moment.

Se lancer dans un nouveau projet

Passée ce rush, de retour à la maison, sans une machine à surveiller en permanence, l’important selon les anciens skippers est de se reconcentrer sur un nouveau projet. Armel Le Cléach a reçu la confirmation qu'il courrait la Solitaire de cet été et surtout que son sponsor, Banque populaire, lui confierait un trimaran performant sur la Route du Rhum 2014. «On va bien se reposer mais après ça va repartir très vite», imagine le Finistérien. Pour François Gabart, les choses sont plus floues. «Cette réadaptation à la vie de terrien, c’est quelque chose qui se gère dans la sphère intime. Mais généralement il n’y a pas de problèmes, nous sommes des animaux sociaux», conclut l’ancien participant Roland Jourdain.