Football: Remontage de bretelles au Losc

FOOTBALL Les dirigeants lillois ont ouvertement critiqué leurs joueurs après la défaite à Lorient vendredi (0-2)....

A Lille, François Launay

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Salomon Kalou lors du match entre Lorient et Lille le vendredi 16 novembre 2012.
Salomon Kalou lors du match entre Lorient et Lille le vendredi 16 novembre 2012. — FRANK PERRY / AFP

Dans un club comme le Losc, à la communication souvent bien trop aseptisée, il y avait bien longtemps que les dirigeants nordistes ne s’étaient pas lâchés devant la presse. Pourtant, à l’issue de la défaite du Losc vendredi à Lorient (2-0), Rudi Garcia n’a pas hésité à critiquer ouvertement ses joueurs. «J’espère que ceux qui étaient présents sur le terrain auront une explication. Je suis en colère car je m’attendais à autre chose» a fustigé le coach lillois après la rencontre. Et Garcia n’est pas le seul frustré.

Du changement contre Borisov?

Présent en Bretagne, Frédéric Paquet, le directeur général adjoint du Losc, a lui aussi du mal à digérer la pilule. «On ne peut pas accepter ce manque d’implication et de détermination. Il y a des choses qu’on avait à dire. J’espère que ça restera un accident et que ça ne se reproduira plus», lâche le dirigeant lillois. Depuis, une explication de texte a eu lieu dans l’intimité de Luchin lors du décrassage effectué samedi. Mais pour savoir si le message a été bien compris, il faudra attendre mardi et le match à Borisov en Ligue des champions. Sauf que ce dilettantisme et ce manque d’envie ne sont pas une première. Branché sur courant alternatif depuis le début de saison, les Lillois balancent entre sérieux et détachement coupable au fil des rencontres.

Après cinq matchs d’affilée sans défaite en Ligue 1, Lille, qui n’a toujours pas convaincu dans le jeu, est une nouvelle fois retombé dans ses travers. Reste à savoir quels ressorts utiliser pour reprendre la main. Après la déroute munichoise (6-1), Rudi Garcia avait décidé, avec succès, de faire confiance aux mêmes hommes trois jours plus tard contre Brest (1-0). Mais l’attitude des siens en Bretagne pourrait changer la donne. Dans un match sans véritable enjeu en Biélorussie, Rudi Garcia pourrait faire tourner son effectif. Histoire de bien se faire comprendre par ses cadres.