Et à la fin, Bordeaux craque encore
FOOTBALL – Rejoints dans les arrêts de jeu par le Losc vendredi (1-1), les Girondins concèdent leur troisième nul de suite à domicile de cette manière. Un souci récurrent…A Bordeaux, Romain Baheux
Un problème mental. Ca cogite dans les têtes bordelaises. Contre Nice (1-1) et contre Ajaccio (2-2), les Bordelais avaient déjà craqué dans les arrêts de jeu. Les Girondins avaient connu la même désillusion à Chaban-Delmas contre Ajaccio ou Montpellier la saison dernière. Forcément, les Bordelais vivent les dernières minutes des matchs comme un condamné monte à l’échafaud. «Il y a peut-être un psy qui mettra un nom là-dessus, ironise Marc Planus. J’espère que ça ne va pas devenir une psychose à force d’accumuler ces erreurs en fin de match.» Le coup de gueule de Cédric Carrasso sur l’égalisation lilloise illustre la frustration d’une équipe qui pourrait figurer ce soir sur le podium sans ses buts encaissés dans les arrêts de jeu. «Les choses ne changent pas», souffle Nicolas Maurice-Belay.
Un problème de réalisme. On ne parlera pas d’un hold-up lillois mais les Girondins ont eu plusieurs fois l’opportunité de tuer le suspense de la rencontre en inscrivant un deuxième but. Défaillants dans la dernière passe, les Bordelais ont payé cher leur incapacité à se mettre à l’abri. «On a la possibilité de gagner 2-0, on ne le fait pas et l’adversaire continue à y croire», regrette Francis Gillot. Le manque de réalisme reste le problème majeur de cette équipe. Un problème qu’il va falloir résoudre pour espérer bousculer la hiérarchie de la Ligue 1. «C’est ce qui nous sépare des meilleures équipes», pointe Maurice-Belay.
Un problème de gestion. Regroupé derrière, Bordeaux subit les vagues adverses et finit par craquer. Contre Lille, les Girondins ont commis la même erreur que lors des réceptions de Nice et d’Ajaccio. Désireux de bien défendre et de rester groupés, ils laissent l’initiative à leurs adversaires et exposent Cédric Carrasso. «On a tendance à trop reculer à la fin, ça incite l’adversaire à balancer loin devant», souligne Nicolas Maurice-Belay. «On subissait depuis dix minutes et ils avaient fait entrer trois attaquants. On essayait de contrer mais c’est un équilibre très fragile», poursuit Marc Planus. Lorsqu’ils évoluent à cinq derrière, les Bordelais arrivent à subir sans conséquences (aucun but encaissé à Valenciennes, Paris et Lyon dans ce schéma). A quatre, ce n’est pas encore maîtrisé visiblement.



















