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Le recrutement ou le secret le mieux gardé du FC Porto

Le recrutement ou le secret le mieux gardé du FC Porto

FOOTBALL – Le club portugais n’aime pas partager son savoir-faire en la matière...
A Porto, Julien Laloye

A Porto, Julien Laloye

Il est colombien, plutôt adroit de ses deux pieds et vous ne le connaissez pas encore, mais d’ici à deux ans, le jeune homme devrait être transféré dans un très club européen pour une somme indécente. De l’ordre de 30 à 50 millions d’euros environ, si l’on s’en réfère à la «jurisprudence» du FC Porto. «Il», c’est Jackson Martinez, le nouvel-avant centre de l’équipe portugaise, venu remplacer Hulk, parti en Russie contre un chèque en or massif. Hulk, qui avait lui-même pris le relais de Falcao, débarqué au pied levé pour faire aussi bien que… Lisandro. Leur point commun, au-delà de leur prix de vente faramineux? Ils ont tous été dénichés par les recruteurs du FC Porto alors qu’ils étaient de véritables inconnus en Europe.

Da Costa, le parrain

Mais pour ce qui est de la recette qui a permis au champion du Portugal de réaliser une plus-value de près de 400 millions d’euros sur les dix dernières années, c’est motus et bouche cousue. Pas moyen d’approcher le saint des saints, le fameux «département» de recrutement du club. Mission impossible, également, d’obtenir quelques confidences, que ce soit de la part de l’entraîneur Vitor Pereira, comme l’a tenté Canal+ cette semaine avant le match contre Paris: «L’arrivée de Jackson? Oui cela reflète la façon dont le club travaille sur le marché des transferts» C'est-à-dire? «Avec un grand professionnalisme». On n’en saura pas plus.

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Pinto Da Costa, le tout puissant président des Dragons, verrouille tout à double tour et se contente de rester dans le vague, comme dans cette interview donnée au site de l’UEFA l’an passé: «Nous devons étudier en permanence le marché des jeunes joueurs à l’étranger. C’est ce qui nous permet de continuer à jouer dans la cour des grands en dépit d’un budget vingt fois inférieurs à celui des clubs les plus puissants».

Mendes, l’homme à tout faire

A la tête du club depuis 1982, Da Costa a surtout su s’entourer d’hommes compétents pour faire de sa cellule de recrutement la meilleure d’Europe. Rui Barros, nouveau responsable «scouting» a beau jouer profil bas - «Tous les grands clubs ont des recruteurs partout dans le monde» - L’ancien monégasque sait que seul Porto peut compter sur l’omniscient Jorge Mendes, directeur de la plus grosse usine d’agents de joueurs dans le monde avec Gestifute. Pas un joueur d’Amérique du Sud n’échappe à la sphère d’influence de cet ami intime de Da Costa, qui lui a mis le pied à l’étrier au début de sa carrière. Une fois le dossier bouclé par Mendes, ne reste plus qu’à permettre au nouvel arrivant de s’épanouir. Mais là aussi, on devra se contenter d’une phrase toute faite: «A Porto les joueurs se sentent tout de suite comme à la maison. Ils comprennent vite qu’ils ont signé dans un grand club qui gagne ». Simple non?