Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
L'OL en Ligue Europa, une histoire de rendez-vous manqués

L'OL en Ligue Europa, une histoire de rendez-vous manqués

FOOTBALLLyon retrouve une Coupe qui ne lui a pas toujours souri à la fin des années 2000...
Julien Laloye

Julien Laloye

Ce n’est pas parce qu’on s’est habitué à voir l’OL en Ligue des champions qu’il faut insulter le passé. Avant d’écraser la L1 et de se ramasser tous les ans en quarts de finale de la Ligue des champions, l’équipe lyonnaise a fait son apprentissage comme tout le monde dans la défunte Coupe UEFA, l’ancêtre de l’actuelle Ligue Europa. Jean-Michel Aulas avait déjà la coupe en brosse et l’OL était souvent à deux doigts de faire l’exploit avant de se rétamer sur la fin. L’histoire de sa vie européenne, en fait.

Trabzonspor, une première de sinistre mémoire

Quatre ans après être remonté dans l’élite, JMA tient sa première participation à une Coupe d’Europe (1992). Hélas il n’en profitera pas longtemps. Dés le 2e tour, l’OL de Romarin Billong, Bruno N’Gotty et Pascal Fugier se frotte aux redoutables turcs de Trabzonspor. Quatre buts encaissés à Gerland, la même en Turquie, Lyon (re)démarre sa grande aventure européenne sur les chapeaux de roue.



Maurice et Giuly font exploser la Lazio

Le premier grand coup des Aulas Boys en Europe. Le centre de formation rhodanien sort Maurice et Giuly, qui font visiter tous les recoins du Stade Olympique à Nesta et Favalli (1-2). Direction les huitièmes face à Nottingham Forrest, un rival beaucoup plus prenable. Sur le papier seulement (0-0 à Gerland, 0-1 en Angleterre).



L’Inter à deux doigts de tomber

Un an après avoir sorti la Lazio, l’OL pense maîtriser sa leçon d’italien sur le bout des doigts. Victoire 2-1 à San Siro face au grand Inter de l’époque, celui de Youri et de Ronaldo –le vrai- le miracle est en marche. Enfin presque. Le retourné de Jacek Bak à Gerland ne suffit pas aux Olympiens pour résister à la machine intériste (doublé de Moriero). En même temps quand l’attaquant remplaçant s’appelle Frédéric Fouret…



(97/98) Lyon - Inter Milan (Ronaldo) par R9onaldo

La Bolognaise passe mal

Lyon continue de grandir et de grimper les échelons: en 1999, les rhodaniens se hissent jusqu’aux quarts de finale, où le coup semble jouable contre le Bologne de Kenneth Anderson. L’OL prend une valise en Italie, mais offre au retour sa plus belle mi-temps européenne de l’époque avec Malbranque and co. Au moment ou Joseph-Désiré Job marque (2-0), on se dit que rien ne peut arriver à Lyon. Si ce n’est de vendanger une demi-douzaine d’occasions nettes et de nous priver d’une demie contre l’OM.



Le Werder n'aime pas l'arrogance

On a passé le bug de l’an 2000, Sonny Anderson est arrive et Lyon sent bon le champion de France en puissance. Ce qui ne l’empêche pas de faire rire l’Europe entière face aux Werder Brême. 3-0 à l’aller avec le tour d’honneur en prime, les Allemands repartent vexés à Brême pour en coller quatre aux joueurs de Bernard Lacombe. La joue du directeur sportif lyonnais est encore toute rouge douze ans après.



Sonny Anderson, what else ?

Ok ce n’est que Bruges en face et on ne parle que des 16e de finale, mais que celui qui n’a pas vibré devant son écran ce 6 décembre 2001 lève le doigt. Lyon perd 4-1 en Belgique avant de tout renverser à Gerland grâce au triplé d’Anderson, qui attend la dernière minute pour planter son dernier chef d’œuvre. C’est peu mais c’est le genre de soirée dont chaque supporter lyonnais se souvient…Plus que de l'élimination au tour suivant contre le Slovan Liberec en tout cas...



L'autre cauchemar turc

L’OL continue sa belle histoire avec la Turquie pour son dernier match de l’épreuve en 2003. Juninho, Diarra et Edmilson sont arrivés, Lyon est champion de France, bref on se dit que ça va rouler contre la grosse équipe de Denizlispor à Gerland. Et bien on a tort. Les Trucs marquent d’entrée après le 0-0 de l’aller, et Peguy Luyindula, dans un grand soir, rate tout ce qu’il veut. A sa décharge, ce ne sera pas le seul. Lyon fait encore mieux que les années précédentes en tombant dés le deuxième tour. Clap clap.