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Trop petite, trop forte, trop mince… Le corps sportif existe-il vraiment ?
SPORT FEMININ •Même dans le sport, les femmes se voient influencées par des injonctions sociétales qui les empêchent de s'épanouir voire de pratiquer. Dans l'émission 20 Minutes pour elles avec FDJ UNITED, on déconstruit le mythe du « corps sportif ».
Les standards, c’est ringard
Si de manière générale, les femmes considèrent qu'il n'y a pas un corps à avoir pour faire du sport, certains préjugés persistent en fonction des pratiques notamment, les incitant à sous-estimer leurs capacités. En réalité, Sarah Ourahmoune, vice-championne olympique de boxe, entrepreneuse et ambassadrice du programme Sport Pour Elles initié par FDJ UNITED, le souligne dans le premier volet de l’émission 20 Minutes pour elles, "le problème ce n'est pas leur corps mais l'image qu'elles ont construite autour de celui-ci". Et cette image est une pure invention sociale intériorisée par les femmes qui évoluent avec une définition normée d’un corps valable, beau et qui plaît… Mais à qui ? Car Romane Dicko, judokate de la FDJ UNITED Factory et championne du monde en catégorie +78kg le rappelle, "c'est à moi de choisir ce que j'ai envie de faire ou pas, et pas à la société et aux gens autour de moi de décider”. Le corps sportif n’existe donc pas, ou s’il doit exister, il est pluriel. D’ailleurs, Katia, sportive amatrice, n'a pas attendu d'avoir le physique considéré comme “idéal” pour s'y mettre et a même retourné le paradigme. C'est pour être en bonne santé qu'elle s'est mise en marche.
Changer de point de vue
Renverser ces stéréotypes permet d’adopter un nouveau regard sur son physique en s’attardant sur ce qu’il peut faire plus que sur ce qu’il est. C’est cette perspective qu’a adopté Sarah Ourahmoune lorsqu’elle s’est lancée dans sa carrière professionnelle. Elle a choisi de voir son corps comme “un outil”, privilégiant sa fonctionnalité à son esthétique. Autre conseil de la part de Romane Dicko, "ton corps ne doit pas s'adapter au sport, il est comme il est, et tu vas adapter ta pratique”. Il s’agit ainsi de travailler avec et pour son corps plutôt que contre lui. Cette nouvelle approche, plus bienveillante, leur a permis de faire la paix avec leur physique et de se sentir mieux dans leur tête.
Même corps, nouvel état d’esprit
"Commencer à performer m'a vraiment aidée à me dire que ce corps que je n'aimais pas trop est efficace et puissant” confie Romane Dicko avant de poursuivre, “le sport m'a aidée à me construire en tant qu'être humain”. A travers son témoignage, on comprend que la pratique physique va au-delà des apparences, ce que confirme Katia, "j'ai plus d'estime de moi-même, j'apprécie plus de m'habiller, me maquiller, me mettre en valeur. Même mentalement, tout a changé, ça me fait beaucoup de bien et ça, ça n'a pas de prix". La véritable transformation a donc lieu dans la tête et montre que le sport permet de réconcilier le corps et l’esprit.


















