Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Décollage imminent pour une mission spatiale qui simule la gravité lunaire

Décollage imminent pour une fusée de Blue Origin qui doit simuler la gravité lunaire

ça fusePour sa 29e mission, ce mardi soir, la fusée New Shepard embarque 29 expériences, dont 17 soutenues par la Nasa, qui subiront une gravité lunaire simulée pendant deux minutes
Manon Minaca

Manon Minaca

L'essentiel

  • Blue Origin lance, ce mardi soir, de lancer sa fusée New Shepard pour sa 29e mission suborbitale, qui embarquera simulera la gravité lunaire dans la capsule pendant environ deux minutes.
  • Cette mission permettra de tester des technologies liées à l’exploration lunaire sans aller sur la Lune, couvrant tous les domaines essentiels aux futures missions lunaires.
  • Parmi les 30 expériences embarquées, 17 ont été soutenues par la Nasa, qui pourra bénéficier des résultats de ces tests et de ces technologies pour ses futures missions.

Edit du 03/02/2025 : Blue Origin a fixé la nouvelle date de lancement au mardi 4 février, à partir de 17 heures (heure française).

Edit du 29/01/2025 : Le lancement a été reporté en raison de la météo et d'« un problème » sur le booster, a annoncé Blue Origin mardi soir, sans communiquer de nouvelle date.

On n’arrête plus Blue Origin. Après le premier vol réussi de sa fusée New Glenn, le 16 janvier, l’entreprise fondée par Jeff Bezos s’apprête à lancer, ce mardi à 17h30 depuis le Texas, sa New Shepard, elle bien rodée. Pour sa 29e mission suborbitale, sobrement nommée NS-29, la fusée réutilisable, développée pour emmener des touristes dans l’espace, embarque 30 expériences scientifiques pour leur faire subir une gravité lunaire simulée, une première pour Blue Origin.

Une fois la capsule séparée du lanceur, elle utilisera ses propulseurs pour tourner sur elle-même et effectuer « environ 11 tours par minute », simulant ainsi « un sixième de la gravité terrestre » – soit l’équivalent de la gravité de notre satellite – en son centre pendant environ deux minutes, indique l’entreprise dans son descriptif de la mission (en anglais). Une nouvelle capacité que Blue Origin pourrait utiliser « pour imiter de près la gravité de Mars et d’autres planètes du système solaire dans le futur », s’est réjoui Dave Limp, PDG de Blue Origin, sur X.

Tester des technologies sans aller sur la Lune

Cette gravité lunaire doit permettre aux clients des 29 charges utiles de la capsule (la 30e, placée sur le booster, sera exposée à « l’environnement spatial ambiant ») « d’accélérer leur apprentissage et l’état de préparation de leurs technologies à moindre coût ». Six grands domaines de technologie lunaire doivent être explorés grâce aux différentes expériences : l’utilisation des ressources in situ, la réduction de la poussière, les systèmes d’habitation habités, l’instrumentation et les capteurs, la technologie des petits engins spatiaux et la phase de descente et d’alunissage.

Parmi ces expériences, 17 ont été soutenues par le Space Opportunities Program de la Nasa, qui a contribué au financement et à l’achat d’espace pour les charges utiles, le tout dans l’objectif d’investir stratégiquement dans l’industrie spatiale américaine. Ces vols en gravité lunaire simulée sont aussi utiles pour l’agence spatiale, qui pourra bénéficier des résultats des tests de technologies essentielles au programme Artemis de retour sur la Lune, à l’exploration planétaire et aux missions spatiales commerciales.

Sur une note moins scientifique, la mission NS-29 emmène aussi dans l’espace « des milliers » de cartes postales pour le compte du Club for the Future, une fondation de Blue Origin qui veut inspirer les jeunes générations à se lancer dans une carrière scientifique. Ces cartes seront ensuite tamponnées avec la mention « A volé dans l’espace » et renvoyées à leur auteur. Avant de pouvoir dire, bientôt, « A été sur la Lune » ?