Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
L'« autoroute des dinosaures » filmée par un drone en Angleterre

Angleterre : Un drone filme les empreintes de « l’autoroute des dinosaures » découverte l’an dernier

PaléontologieUne vidéo de la plus grande piste de dinosaures jamais découverte en Grande-Bretagne, à la carrière de Dewars Farm, dans l’Oxfordshire, a été diffusée par les scientifiques
20 Minutes avec agence

20 Minutes avec agence

Ces images capturées par un drone dans l’Oxfordshire par l’université de Birmingham (Royaume-Uni) nous donnent presque l’impression de pourchasser un animal. À ceci près que l’espèce traquée a disparu il y a plusieurs millions d’années. Cette vidéo montre en effet la plus grande piste de dinosaures jamais découverte en Grande-Bretagne. Elle a été mise au jour à la carrière de Dewars Farm l’été dernier.

C’est un ouvrier qui a découvert cette piste à la surface du calcaire en déblayant de l’argile avec une pelleteuse. Depuis, une équipe de plus de cent scientifiques, étudiants et bénévoles ont identifié environ 200 grandes empreintes sur le site. Les images capturées par des drones ont permis la construction de modèles 3D détaillés des lieux

Vers d’autres découvertes ?

Ces traces auraient été laissées il y a près de 166 millions d’années par deux types de dinosaures. Un herbivore d’abord, le cétiosaure, qui serait passé en premier, et un carnivore, le mégalosaure. Au total, ce sont cinq pistes différentes qui ont été découvertes. Elles s’étendent sur 150 mètres. Elles se connectent aux quarante empreintes de pas qui avaient été identifiées dans une carrière voisine en 1997. Elles pourraient d’ailleurs s’étendre plus loin, car seule une partie de la carrière a été fouillée.

Ces traces viennent en tout cas compléter l’information des scientifiques sur ces dinosaures en parallèle des fossiles. « On peut apprendre des choses sur la façon dont l’animal se déplaçait. On peut savoir exactement à quoi ressemblait l’environnement dans lequel il vivait », a déclaré le professeur Richard Butler, paléobiologiste à l’université de Birmingham, cité par The Guardian. La raison de la conservation de ces pistes est encore incertaine.