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« Made with AI »… Meta va identifier les contenus générés par l’intelligence artificielle sur ses réseaux sociaux
Deepfake ou pas ?•Une mention sera prochainement appliquée sur les sons, images et vidéos générés par l’intelligence artificielle (IA)20 Minutes avec AFP
On devrait plus facilement les reconnaître, grâce à la mention « Made with AI ». Le géant américain Meta va très bientôt identifier sur ses réseaux sociaux les sons, images et vidéos générés par l’intelligence artificielle (IA), selon une note de blog publiée ce vendredi. « Nous prévoyons de commencer à étiqueter les contenus en mai 2024 », a précisé Monika Bickert, vice-présidente en charge des politiques de contenus de la maison mère de Facebook, Instagram et Threads. La mention devrait être apposée « sur un plus grand nombre de contenus vidéo, audio et images » que précédemment.
Ces contenus seront marqués par la plateforme si elle détecte « des indicateurs d’image d’IA conformes aux normes de l’industrie » ou si « des personnes indiquent qu’elles mettent en ligne des contenus générés par l’IA », a-t-elle souligné.
« De la transparence et davantage de contexte »
Le groupe californien annonce plus globalement qu’il va modifier sa manière de traiter les contenus modifiés par une IA, après consultation de son conseil de surveillance. Il estime aujourd’hui que « la transparence et davantage de contexte sont désormais la meilleure façon de traiter les contenus manipulés », « afin d’éviter le risque de restreindre inutilement la liberté d’expression ». Concrètement, il s’agira plutôt d’ajouter « des étiquettes et du contexte » à ces contenus, plutôt que de les supprimer comme il s’y employait jusqu’ici.
Meta a néanmoins précisé qu’il allait continuer de retirer de ses plateformes tout contenu, qu’il soit créé par un humain ou une IA, allant à l’encontre de ses règles « contre l’ingérence dans le processus électoral, l’intimidation, le harcèlement, la violence (…) ou toute autre politique figurant dans nos normes communautaires ». Il compte également sur son réseau « d’environ 100 fact-checkers indépendants » pour repérer les contenus générés par IA « faux ou trompeurs ».
« Désinformation ou de mésinformation »
La maison mère de Facebook avait annoncé en février son souhait d’étiqueter toute image générée par IA, une décision prise sur fond de lutte contre la désinformation. D’autres géants de la tech comme Microsoft, Google ou OpenAI ont pris des engagements similaires.
L’essor de l’IA générative fait craindre que des personnes n’utilisent ces outils pour semer le chaos politique, notamment par le biais de la désinformation ou de la mésinformation, à l’approche de plusieurs élections majeures cette année, notamment aux Etats-Unis.
Au-delà de ces scrutins, le développement de programmes d’IA générative s’accompagne de la production d’un flux de contenus dégradants, selon de nombreux experts et régulateurs, à l’image des fausses images ( « deepfakes ») pornographiques de femmes célèbres, phénomène qui vise également des anonymes.



















