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Racisme, antisémitisme, homophobie… Une coalition d’une dizaine d’associations pour lutter contre la haine en ligne
MODERATION•Ces associations vont être soutenues financièrement pour pouvoir signaler les contenus haineux de façon « à ce qu’ils soient retirés de manière beaucoup plus rapide », a indiqué Aurore BergéH. B. avec AFP
Antisémitisme, racisme, haine anti-musulmans, homophobie, violence à l’encontre des femmes, prostitution… Une coalition d’une dizaine d’associations va être soutenue financièrement par l’Etat pour faire remonter auprès de l’Arcom les contenus haineux en ligne.
« Ces associations vont pouvoir signaler » les contenus haineux de façon « à ce qu’ils soient retirés de manière beaucoup plus rapide », a indiqué la ministre en charge de la lutte contre les discriminations Aurore Bergé. « Elles vont être en lien direct avec l’Arcom, l’autorité de régulation, de manière à ce qu’elles soient prioritaires ».
« Recruter au moins une à deux personnes dédiées sur cet enjeu-là »
« Elles sont déjà aidées financièrement, mais elles vont l’être encore plus pour qu’elles puissent recruter des gens qui vont être dédiés à la lutte contre la haine en ligne », a ajouté Aurore Bergé. « L’objectif c’est qu’elles puissent recruter au moins une à deux personnes dédiées sur cet enjeu-là ».
Cette coalition comprend Le Crif, la Fédération des centres LGBTI +, Flag !, la Licra, M’endors pas, le Mouvement du Nid, Osez le féminisme, le Planning familial, Respect Zone, Sos Homophobie, SOS Racisme et Addam, a précisé l’entourage de la ministre.
L’Observatoire de la haine en ligne relancé à l’automne
Saluant ces annonces, l’Arcom prévoit dès septembre de rencontrer ces associations et de « relancer, à l’automne, son Observatoire de la haine en ligne […] sur les pratiques des plateformes en matière de lutte contre la haine en ligne, a-t-elle fait savoir dans un communiqué.
« C’est un enjeu démocratique majeur, c’est un enjeu de santé publique pour nos enfants, pour nos adolescents », a insisté Aurore Bergé. « Aujourd’hui, on voit bien à quel point les plateformes, les réseaux sociaux ont une influence absolument énorme sur nos vies, sauf que cette influence est placée au service du complotisme, de la désinformation massive, de l’homophobie, du racisme, de l’antisémitisme, de la violence à l’encontre des femmes ».
Rappeler leurs obligations aux plateformes
« Il faut faire cause commune », a ajouté la ministre en charge de la lutte contre les discriminations, rappelant avoir reçu début juin puis lundi dernier les principales plateformes du numérique (Meta, Snapchat, TikTok, Twitch, Youtube) à ce sujet.
« C’est une nécessité de leur rappeler leurs obligations et de leur dire que nous n’allions pas abdiquer et que si elles ne se conformaient pas à leurs obligations, alors ça voulait dire qu’évidemment la France engagerait avec l’Union européenne toutes les sanctions nécessaires », a-t-elle précisé.



















