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Le « défi du tout droit », nouveau challenge viral issu du rugby fait un mort

Réseaux sociaux : Le « défi du tout droit », nouveau challenge viral issu du rugby, fait un mort

ATTENTION DANGERUn jeune homme de 19 ans est décédé d’un traumatisme crânien en Nouvelle-Zélande après avoir relevé le « run-it-straight challenge ». Ce défi viral consiste à se percuter violemment sans protection
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Un défi devenu viral fait une nouvelle victime. En Nouvelle-Zélande, un jeune homme de 19 ans est décédé des suites d’un traumatisme crânien après avoir participé au « run-it-straight challenge », un défi dangereux popularisé sur les réseaux sociaux, qui consiste à se percuter à pleine vitesse sans aucune protection, dans un choc frontal inspiré des plaquages de rugby.

La police néo-zélandaise a confirmé mardi que la victime avait succombé lundi soir à une « grave blessure à la tête » survenue durant le week-end, alors qu’il participait au défi avec des amis. L’inspecteur Ross Grantham a précisé que ce « jeu était fondé sur une tendance issue des réseaux sociaux, où les participants s’affrontent lors de collisions […] sans équipements de protection », et a lancé un appel à la prudence : « Nous exhortons quiconque penserait à participer à un tel jeu ou événement de prendre en compte les importants risques de sécurité et de blessure. »

D’anciens joueurs de rugby y participent

Le phénomène, qui génère des dizaines de milliers de vues en ligne, séduit particulièrement en Nouvelle-Zélande et en Australie, où il attire de grandes foules venues assister à ces chocs spectaculaires. Certains événements offrent plusieurs milliers de dollars en récompense, poussant même d’anciens joueurs professionnels à y participer. Parmi eux, l’ailier fidjien Nemani Nadolo, ex-joueur de Montpellier et Leicester, a pris part à une de ces compétitions l’an dernier, selon la presse locale.

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Mais ces affrontements violents, souvent comparés à des sports de combat, inquiètent de plus en plus les experts. Le risque de commotion cérébrale est jugé extrêmement élevé. Un événement organisé récemment à Auckland a d’ailleurs été interrompu brièvement lorsqu’un participant s’est effondré en convulsant au sol. Une scène choquante, dénoncée par l’association Headway, spécialisée dans les traumatismes crâniens. Sa directrice générale, Stacey Mowbray, a évoqué sur Radio New Zealand « des vidéos affreuses et vraiment inquiétantes » montrant des personnes victimes de « traumatismes crâniens évidents ».