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Test : Samsung Galaxy S III

Test : Samsung Galaxy S III

Attendu comme le messie par la communauté des smartphones addicts, le Samsung Galaxy S III était déjà estampillé de la griffe « meilleur Smartphone Android« , pourtant poursuivi par de sérieux concurrents, nous avons voulu farfo...
Gizmodo.fr en partenariat avec 20minutes.fr

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Attendu comme le messie par la communauté des smartphones addicts, le Samsung Galaxy S III était déjà estampillé de la griffe « meilleur Smartphone Android« , pourtant poursuivi par de sérieux concurrents, nous avons voulu farfouiller aux tréfonds de ses circuits. Place au test.


L'engouement qu'a suscité le modèle SII de Samsung n'a fait que galvaniser l'attente du SIII, résultat les premières conclusions ont été particulièrement extrémistes. Entre entrain et déception, il est temps de faire la lumière sur les performances du dernier né de la gamme Galaxy.

Les caractéristiques

Samsung passe à la vitesse supérieure, en affichant des spécifications techniques à la hauteur de la concurrence, sans pour autant les dépasser. Le design désormais arrondi n'est pas franchement novateur ou différenciant, mais plutôt classique, voir passe-partout. Seul un nouveau revêtement a été implémenté, l'Hyperglaze.

Nous avons donc un S III doté d'un écran HD Super Amoled de 4.8 '' mais qui conserve les dimensions de son prédécesseur le SII. Bref, idéal pour la navigation, comme pour vos poches. A cela s'ajoute une résolution de 1280 x 720 pixels.

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Samsung Galaxy SIII - Packaging

La boîte du S III. C'est beau.

La nouvelle star de Samsung présente un poids de 133g pour une épaisseur de 8.6 mm (pour la comparaison, 1mm de plus que le SII). Coté caméra, la firme annonce du 8 mégapixels avec une possibilité de visio grâce à un APN frontal de 1,9 mégapixels. On ajoute une batterie très intéressante de 2100 mAh. Serait-ce enfin le Ssmartphone puissant, doté d'une excellente autonomie que nous attendons ? Coté processeur, le quad-core est dorénavant de rigueur. Nous sommes face à du Exynos 'made in Samsung' cadencé à 1,4 GHz. Il est également couplé à 1Go de RAM.

Evidemment, ce joujou roule sous Android 4.0 aka Ice Cream Sandwich et dispose de l'interface chère à Samsung, TouchWiz, qui a également subit un petit lifting printanier. N'oublions pas le S-Voice, un assistant vocal ... joyeusement attaqué par Apple pour violation de brevets - rapport à Siri, cela va de soi.

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Samsung Galaxy SIII - face avant 1

La surcouche de TouchWiz est mois bien finie que la Sense de HTC !

Design

Commençons par le point qui a particulièrement perturbé et délié les premières langues, le design. Typiquement, c'est une affaire de goût, mais justement goûts et couleurs sont là pour être discutés ... sinon qu'est-ce qu'on s'ennuierait !

Effectivement, le design du S III ne casse pas des briques, étant somme toute classique. Cela dit, difficile de changer de ‘form factor’ lorsque l'on cherche à la fois la taille et la compacité. Au final, le tout reste un peu plan-plan, sans peps. Le S III s'inscrit dans la norme de ce qui existe, avec cependant de jolies finitions et le fameux revêtement hyperglaze. S'il est qualitatif pour du plastique, il n'épargne cependant aucune trace de doigt. D'ailleurs, le côté plastique brillant n'est pas extrêmement agréable et la résistance au temps n'est pas garantie. S'il ne glisse pas en main, il est du genre fuyant sur un pantalon, méfiance donc. Reste l’option bleue (noire honnêtement) qui a elle un effet métal brossé.

Côté positif, Samsung n'a pas sorti la carte actuelle qui prône l'Unibody. Ici, la coque arrière se démonte (à grands coups de craquements et de claquements toujours inquiétants la première fois). L'avantage, c'est qu'on peut dès lors ajouter une microSD et surtout changer la batterie si problème et pas le téléphone qui coûte tout de même un bras. Sachez qu'il est proposé comptant aux alentours de 700EUR suivant les opérateurs.

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Samsung Galaxy SIII - ouverture

Le S III, à coeur ouvert

Petit défaut notable, l'insertion de la carte SIM est assez hasardeuse via un système de ressort ('on pousse, ça clip') peu emballant.

L'ergonomie est appréciable, les boutons volume tombent naturellement sous les doigts, comme leur collègue de verrouillage/déverrouillage. A noter que les adeptes du bouton physique central ne seront pas dépaysés. Petit bémol, on a tendance à facilement titiller les boutons sensitifs entourant le bouton home par accident.

Niveau connectiques, difficile de faire le moindre reproche. A la louche, micro-SIM, micro-SD, prise jack, micro-USB pour recharger et transférer. Itou en termes cette fois-ci de connectivité, avec la 3G (HSDPA (21 Mbps) et HSUPA (5,76 Mbps), Bluetooth, et la cerise sur le gâteau, une puce NFC. Vous pouvez aussi basculer sur un téléviseur grâce à une sortie HDMI (protocole MHL) ou DLNA, pratique pour les photos ou les vidéos.

Un écran large

Dès l'annonce londonienne du Samsung Galaxy SIII, l'écran a notamment fait partie de la catégorie 'c'est tout'. En effet, il s'agit d'un 'simple' écran HD Super Amoled de 4.8″. On devient vite tatillon avec l'attente, celui-ci tient tout à fait ses promesses et permet de ne pas être trop gourmand en batterie. Il intègre la technologie Gorilla Glass 2, qui est presque un impondérable. Samsung Galaxy S III, inrayable tu seras. Notre dalle est d'ailleurs soutenue par un GPU Mali-400 MP4, qui n'a pas à rougir de ses performances.

L'écran est traité pour nettoyer facilement les traces de doigt, ce qui n'est pas un luxe. En termes de taille, c'est finalement un bon compromis. Soit c'est un grand écran, mais la navigation en est améliorée. On est loin du gigantisme du Galaxy Note et l'usage comme l'adaptation restent cohérents.

Il dispose d'une forte densité de pixels d'où un excellent niveau de détails. Avec 1280 x 720 pixels de résolution, le SIII rendra justice à vos images, icônes et textes. On voit venir le coup de l'iPhone, le 4S a une meilleure résolution certes, mais l'écran est plus petit.

Le plus de la dalle AMOLED - qui aura ses réfractaires - ce sont les contrastes. En l'occurrence, ceux-ci ont été vivement décriés car un peu fantaisistes sur d'autres téléphones, ici le rendu est bien plus fidèle. Disons que les plus aguerris qui apprécient le naturel trouveront le resultat un brin criard, encore faut-il avoir l'oeil avisé. La luminosité est somme toute flatteuse sans être sa plus grande qualité, comprenez qu'on y voit clair, même en plein soleil. Quel que soit l'angle de vision, la visibilité est, elle, impeccable.

Hardware

Objectivement, c'eût été la Bérézina si Samsung n'avait pas doté le SIII d'un quad-core (Samsung Exynos 4412). Mettons cela sur les exigences du marché ... Bref, nous voilà face à une architecture quad-core ARM v7 (coeurs Cortex A9), le tout cadencé à 1,4 GHz. Il est également couplé à 1Go de RAM, le maximum actuellement pour un téléphone. D’un point de vue utilisateur, le SIII Galaxy est presque sans faille. Samsung a réussi à atteindre des performances lisses et puissantes, à moins de la faire franchement exprès, le joujou ne va pas laguer de sitôt.

Pour exemple, le téléphone peut lire du contenu vidéo dans une fenêtre pop-up pendant que vous faites d’autres tâches. Les autres actions exigeantes et gourmandes comme les zooms ou les défilements sont extrêmement bien supportées.

Le quadcore est-il utile sur un téléphone ? Vaste débat, disons qu'au moins le S III supportera la majorité des futures MAJ ou applications. L'utilité est fortement soumise au doute, mais objectivement, qu'est-ce que c'est agréable à utiliser.

Navigation

Difficile de ne pas parler de fluidité avec de tels specs, tout est sans heurt et rapide, mais tout dépend de votre réseau 3G. On ne peut pas imputer tous les problèmes à l'appareil. Vous disposerez de 8 onglets et bien sûr d'un navigateur Chrome mis sur un pied-d’estale. Android by Google oblige.

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Samsung Galaxy SIII - onglet

L'angoisse de la page blanche.

Surcouche

On vous rappellera notre passion pour les surcouches, qui ont tendance à polluer l'OS et à créer des bugs et incohérences. Celle du S III a beau être élégante, elle reste un peu confondante et nécessite un temps d'adaptation. Quelques effets discrets, justement adjoints, procurent un peu de distraction, sans pour autant être abusifs. Sobriété reste le maître mot. Les classiques tels le multitâches sont toujours aussi fonctionnels, ainsi que les traditionnels raccourcis. Le bébé propose tellement d'options qu'il est difficile de tout organiser et là-dessus, la gamme One de HTC a la suprématie. Ce qui fait une grande différence au quotidien.

Notre surcouche TouchWiz, chère à Samsung, fait la part belle aux réseaux sociaux. Et ce n'est pas un luxe avec iOS 6 qui intègre Facebook en natif. Vous pourrez donc lier les comptes et les photos des contacts, des options largement proposées par la concurrence. Dès la prise d'une photo, le visage est détecté et vous pouvez alors l'envoyer à tous vos amis, qui seront à n'en pas douter, ravis.

Samsung s'est vanté d'avoir mis au point un téléphone intelligent. Ici, c'est assez délicat. Si certaines fonctions tiennent parfois du gadget pur, d’autres sont intéressantes. La caméra détecte votre regard et empêche le SIII de se mettre en veille, l'idée est excellente, mais dans la pratique ce n'est pas toujours une réussite. Plus amusant et non sans rappeler une fonction privilégiée par Symbian, le téléphone ne fait plus un bruit, une fois posé côté écran sur une surface quelconque. Tout ceci étant optionnel, bien sûr.

On va coller le paragraphe sur la téléphonie ici simplement car nous parlons d'un ... téléphone. S'ils deviennent plus 'smart' que 'phone', l'idée de base est de passer des coups de fil. Une option permet d'ailleurs de passer du texto à l'appel direct du destinataire, en collant simplement le téléphone sur l'oreille.

Donc, ça appel, ça sonne, ça capte. RAS et heureusement !

Le S Voice

Après maints et maints essais, le S voice - alternative à Siri - ne convainc pas ... mais nous a permis de bien rigoler. On ne peut pas avoir, le beurre, l'argent du beurre et la crémière. Bref le joujou n'est pas encore optimal et n'a aucun sens de l'humour. Mieux vaut passer son chemin ou bien tenter sa chance dans un environnement exempt de tout bruit parasitaire.

APN et caméra 

Indispensable trio des Smartphones haut-de-gamme, les deux APN et la caméra. S'ils font pleurer les photographes professionnels, gageons qu'ils sont une vraie plus-value pour l'utilisateur lambda. Les 8 mégapixels avec capteur rétro-exposé tiennent tout à fait la route, notamment pour les gros plans, et avec une bien jolie profondeur.

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Samsung Galaxy SIII - appareil photo

Des Game & Watch sous l'objectif du S III.

On dispose d'un mode HDR pertinent, capable d'ajuster l'exposition des parties sous ou surexposées et d'un mode rafale avec choix de la meilleure prise. Il existe un panel de fonctions impressionnant, de quoi grandement s'amuser. Ah oui, il détecte les sourires ... un aspect original et inédit, mais bel et bien gadget.

Le capteur 8 mégapixels filme jusqu'en HD 1080p. Pas de surprise, la qualité est au rendez-vous pour les plans fixes, mais dès qu'on bouge ... c'est une autre paire de manches. Enfin, c'est un Smartphone, pas une caméra, ce que trop de personnes ont tendance à oublier. De ce fait, inutile de surbooster les performances, ce ne sont pas de véritables appareils photos, mais bien des téléphones.

En parlant d'oubli, reste un objectif visio implémenté sur la façade avant fournissant des images d’1,9 MP et des vidéos en 720p. Dernier point, pour les screenshots, rien de plus simple, on appuie simultanément sur home (bouton central) et sur power.

Musique

La plateforme de musique en ligne, MusicHub 3.0 HD propose de regrouper tout ce qui a trait au domaine et de profiter d'une version premium du service à 9,99 EUR par mois pour écouter la musique du catalogue en streaming.

Le lecteur est des plus cohérents, mais c'est littéralement devenu une obligation. On appréciera de paramétrer l'égaliseur de fond en comble, en plus des profils proposés. Il intègre une radio FM et, bien sûr, un lecteur vidéo multiformat performant (Xvid, DivX, WMV sont supportés).

Pour la qualité sonore, ce n'est pas la panacée mais on est très loin de la débandade. Le hautparleur étant situé à l'arrière, ce n'est pas idéal sans le main-libre. Reste que peu de personne se passent de cet accessoire, qui est d'ailleurs fourni en version intra-auriculaire, s'il vous plait !

Mémoire

En termes de stockage interne, le SIII dispose de 16GB, et d'options de capacité à 32Go et 64Go. Excellente initiative, il possède également un slot pour carte microSD jusqu’à 64 Go. A cela s'ajoute des extensions DropBox ou Cloud à gogo.

Il dure plus longtemps !

Grand challenge des téléphones actuels, allier la puissance à l'autonomie et là, le S III surpasse la concurrence avec sa batterie de 2100 mAh. D'autant que celle-ci est amovible et qu'une batterie de rechange est même fournie. Détail agréable l'affichage de batterie restant est numérique, pas besoin d'une estimation à la louche en regardant un petit icone vert. Attention à la luminosité poussée, qui tire franchement sur la batterie, mais c'est inévitable, S III ou non.

Pour l'autonomie pure et dure, pas de soucis avec le S III, vous pouvez presque laisser le chargeur à la maison. Un petit détail, il chauffe quand même pas mal avec son quad-core qui est exigeant. Ce sera parfait pour cet hiver.

Un petit coup de Benchmarks pour les plus tatillons !

Il n'y a pas à tergiverser, le Samsung Galaxy S III explose la concurrence en termes de performances. Cela dit, comme nous l'avons souligné, des spécifications si gonflées ne sont pas nécessairement d'une grande utilité sur un smartphone. Car c'est bien avec l'interface que vous communiquerez tous les jours, aussi même si ça ne rame pas, l'expérience ne sera pas forcément positive. Nous ne parlons pas précisément du S III, mais des smartphones dopés et survitaminés du marché. Il ne faut pas confondre puissance et expérience utilisateur.

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Samsung Galaxy SIII - Benchmarks 1

Le benchmark obligatoire !

Et alors, j’achète ?

Le Samsung Galaxy SIII n’est pas un téléphone pour quiconque a de modestes besoins mobiles ou même des finances ric-rac. Il existe énormément d'Android qui seront plus adaptés (LG, ZTE, Huawei ...). Rien que la surcouche serait dure à avaler pour un noob/débutant. En revanche, si vous aimez Android d'une part, surfer sur le web avec réactivité, jouer aux jeux 3D gourmands et que vous comptez utiliser plus de 50% des capacités du produit, l'obtention d’un SIII est évidemment à se poser.

Finalement, le Galaxy SIII remplit parfaitement son office, et c'est certainement le problème. A être devenu un leader, les attentes de la communauté grandissent, et s'il n'y a pas LA nouveauté, LA poussée d'adrénaline à la vue de telle ou telle fonction, c'est la retombée. Pourtant ce smartphone est des plus cohérents.

A l'achat, tout est question de surcouche, car les specs des appareils haut de gamme se valent tous. D'autant que le design est loin d'être différenciant. Ici, c'est la surcouche Samsung qui fera la différence, si vous aimez les gadgets et fonctionnalités, ce jouet vous plaira et particulièrement si le S2 ou le Note de Samsung vous ont séduit.

Comme le prouve les benchmarks, c'est le meilleur Android qui existe sur le marché. Seulement il ne s'agit que de spécifications techniques et en termes d'expérience utilisateur, le HTC One X prend le dessus à nos yeux.

Rendons à César ce qui est à César. Si HTC et son One X séduisent par la fluidité et la surcouche à couper le souffle, l'autonomie et le monocoque sont de véritables plaies. Gros points forts du S III et c'est sans doute ce qui le rendra extrêmement concurrentiel, il est bien plus autonome que la concurrence et il est possible de changer la batterie et non le téléphone.

(Pour être casse-pied, notons que concernant la batterie, il s'agit d'un faux débat. A moins d'un problème de fabrication, aucune batterie ne trépassera en une année et c'est précisément la durée de l'obsolescence programmée d'un smartphone. Les personnes se laissant tenter par un appareil de cet acabit, sont bien souvent des smartphones-addicts qui changent de téléphone très régulièrement. Enfin, cela reste un véritable atout pour quelqu’un gardant un téléphone plus de deux ans, et ils sont heureusement encore nombreux)

Entre autonomie et surcouche ... faîtes votre choix. Les specs et les tarifs sont sensiblement les mêmes bien que le SIII affiche de meilleures performances. Objectivement, toutes préoccupations logicielles/surcouche mises à part, le SIII a de très gros arguments dans la catégorie haut-de-gamme Android.

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