Google+ se paie un lifting et espère séduire le grand public

WEB Si 170 millions d'utilisateurs ont créé un profil, il semble que la plupart soient inactifs...

Philippe Berry

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Le nouveau design de Google+, lancé le 11 avril 2012.
Le nouveau design de Google+, lancé le 11 avril 2012. — DR

Neuf mois après son lancement, Google+ a dévoilé son nouveau visage aux utilisateurs, mercredi. Un lifting pour un réseau social «plus simple et plus beau», promet Google, qui cherche à impliquer davantage les membres. Le challenge est compliqué.

>> Le positif de Google+ à lire ici, et le négatif, là

Le design reste bien plus épuré que celui de Facebook. Certains regretteront la quantité de blanc, mais la sobriété met en avant les contenus. La barre de menu horizontale passe à gauche, et surtout devient personnalisable avec un drag&drop élégant.

Outre de plus grandes photos et vidéos, Google a surtout amélioré la meilleure fonction de son réseau social: les hangouts (chat vidéo groupé), désormais plus faciles à démarrer à la volée avec les personnes en ligne.

La nouvelle page «explorer», elle, s'inspire de Twitter pour faire découvrir ce qui buzz et de nouvelles personnes à suivre.

Succès ou flop?

Selon Google, 170 millions de personnes ont créé un profil Google+. Un chiffre colossal en apparence, surtout en moins d'un an. Reste à savoir combien l'ont fait volontairement: les nouveaux utilisateurs Gmail sont presque forcés à créer un compte Google et un profil Google+, et ceux d'Android y sont fortement encouragés. Surtout, l'entreprise ne communique pas sur le nombre de membres actifs –ou fausse les chiffres en incluant n'importe quelle activité, y compris sur les autres services du groupe (YouTube, Maps etc).

Comme le dit un commentaire sur la vidéo YouTube, «J'aimerais bien utiliser Google+ mais aucun de mes amis n'est dessus». A l'heure actuelle, les seuls membres vraiment actifs sont des geeks, des journalistes et des chargés de communication/marketing. La communauté est suffisamment importante pour que les discussions, surtout technologiques et scientifiques soient intéressantes, mais le grand public, lui, continue de «liker» sur Facebook.

Le manque d'activité n'est pas forcément dramatique pour Google: avec 170 millions de profils, l'entreprise bénéficie déjà d'informations (age, sexe, ville, diplômes) stratégiques. Car le nerf de la guerre reste avant tout la capacité à mieux cibler la publicité.

Etes-vous sur Google+? L'utilisez-vous? Avec quelle fréquence? Avez-vous été forcés de créer un profil?