Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
«Browser Quest»: Mozilla livre un amour de MMORPG en HTML5

«Browser Quest»: Mozilla livre un amour de MMORPG en HTML5

WEBPour une démonstration technique qui ne nécessite pas de plugin...
Philippe Berry

Philippe Berry

Les jeux dans le navigateur, ce n'est pas nouveau. Quake avait montré la voie, Flash est longtemps resté le roi du casual gaming et OnLive esquisse un futur possible. Mais ces solutions nécessitent souvent des plugins (modules ajoutés au navigateur) et ne sont pas universelles. Mardi, Mozilla a lancé Browser Quest, un MMORPG à l'ancienne qui tire parti du HTML5 (la mise à jour du langage du Web) pour proposer une expérience compatible avec tous les navigateurs modernes, y compris ceux des smartphones et tablettes tactiles.

Il suffit de visiter le site de Browser Quest pour être parachuté dans un jeu de rôle en ligne qui fleure bon l'époque des consoles 8/16 bits, avec ses graphismes 2D et sa musique bontempi.


Browser Quest n'utilise que des standards du Web: javascript et HTML5 (les détails techniques ici, le code est disponible là). Le cœur du système repose sur les WebSockets, une technologie de dialogue client/serveur bidirectionnelle qui permet de proposer une expérience multijoueurs.

Mozilla veut ici prouver que le Web est véritablement une plateforme applicative, y compris pour le jeu. La finalisation de standards graphiques plus évolués, notamment pour la 3D, laisse entrevoir de belles perspectives.

Le jeu

Browser Quest n'est pas bien long: compter une bonne heure pour terminer les 20 quêtes. Il rend surtout hommage aux classiques (Zelda, principalement), et à la culture Web (les lolcats et Rick Astley, entre autres). On passe toutefois un bon moment, que ce soit en solo ou en collaboratif. Astuce pour les trois derniers défis:

  • pour le boss, il faut s'acharner jusqu'à être celui portant le coup fatal.
  • pour le «rick n'roll», c'est dans la forêt au nord-est du village, dans la cave aux quatre piliers: toujours emprunter la porte la plus à gauche (même si c'est celle dont on vient).
  • pour le gâteau, c'est dans le village, à l'est, en jouant dans les portails.