RIM veut étendre ses services sécurisés à l'iPhone

HIGH TECH Le fabricant de BlackBerry va permettre aux entreprises d'intégrer les appareils mobiles de leurs employés à ses réseaux sécurisés, même s'il s’agit de smartphones sous iOS ou Android...

A.G. avec Reuters

— 

E. THAYER/ REUTERS

C’est une première. En proposant ses services de sécurisation des réseaux indépendamment de ses propres appareils (dont la part de marché ne cesse de se réduire au profit de l'iPhone et des appareils sous Android), RIM espère se repositionner en leader de la gestion de la sécurisation des réseaux de communication des entreprises. Son nouveau service, baptisé «Mobile Fusion», sera lancé à la fin du mois de mars.

«Ce n'est pas un aveu de culpabilité -c'est un mal nécessaire», estime Jeff Fidacaro, analyste chez Suquehanna. «Mobile Fusion» permettra aux entreprises de gérer, de sécuriser et de surveiller des appareils mobiles fonctionnant sous diverses plates-formes, dont l'iPhone et l'iPad d'Apple, ainsi que les smartphones utilisant le système d'exploitation Android de Google

Intégrant et élargissant les fonctionnalités du BlackBerry Enterprise Server (BES), par lequel transitent les données échangées sur les BlackBerry afin d'être cryptées, ce service permettra par exemple de verrouiller à distance un appareil volé, ou d'effacer les données qu'il contient.

Le service pourrait être étendu à Windows Phone

Alan Panezic, vice-président de RIM pour la gestion des produits professionnels, s'est refusé à préciser le prix de «Mobile Fusion», déclarant seulement qu'il serait compétitif par rapport à celui des services concurrents. Il a par ailleurs précisé que le groupe canadien pourrait envisager d'étendre ce service à d'autres systèmes d'exploitation, comme Windows Phone de Microsoft, si la demande s'avérait suffisante.

«Ça les aidera à retenir le flot d'entreprises ayant envisagé de renoncer à leur BES mais ça ne les aidera pas à vendre davantage de combinés», estime Phillip Redman, analyste chez Gartner. Un avis partagé par Mike Abramsky, de RBC Capital Markets. «Il s'agit d'une mesure positive, mais le défi le plus important pour RIM reste de réduire l'écart compétitif pour ses combinés», relève-t-il dans une note, en soulignant notamment les carences logicielles de RIM ainsi que la faible quantité de contenus et d'applications disponibles pour ses appareils.

Les services de messagerie des BlackBerry ont été perturbés pendant plusieurs jours le mois dernier, écornant encore davantage l'image d'un smartphone en perte de vitesse.