«Super Mario 3D Land», un pays de références

Joël Métreau

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L'ascension de Mario ne s'arrêtera-t-elle donc jamais ?
L'ascension de Mario ne s'arrêtera-t-elle donc jamais ? — nintendo

C'est en relief que Mario poursuit ses aventures de fin d'année chez Nintendo. William Audureau, auteur de L'Histoire de Mario (Pix'n'Love Editions), ouvrage passionnant, commente le jeu de plateforme « Super Mario 3D Land », qui vient de sortir sur 3DS. « C'est un jeu qui intègre tout l'aspect historique de Mario, note-t-il. Par exemple, dans un passage secret, les pièces [de monnaie] forment le chiffre 30 car Mario a 30 ans. » Trente ans depuis qu'il est apparu pour la première fois dans « Donkey Kong ». Un autre niveau adopte « la forme de Pauline, la première fiancée de Mario », la pin-up plantureuse qui avait été capturée par le gorille lanceur de barils. La princesse Peach en est encore toute retournée. Et depuis « Super Mario 64 », l'américain Charles Martinet continue de prêter sa voix aux borborygmes du moustachu.

Pas de Mario sans tuyaux. « A l'époque de la création, de « Mario Bros », en 1983, le personnage devait passer d'un coin à un autre de l'écran. Un tuyau, ça paraissait une bonne idée, puisque Mario était plombier. Les développeurs de cet univers travaillent toujours de manière pragmatique », raconte William Audureau. Pragmatique, par exemple, la création des « Koopa Troopers », ces tortues à carapace inventées pour que le joueur puisse les éliminer par en dessous. D'ailleurs, comme l'explique l'auteur dans son livre, « de nombreux détails saugrenus de l'univers s'expliquent également par des limites techniques ». Les Goombas, ces champignons bruns aux gros sourcils, avaient été créés de façon symétrique. De quoi économiser de l'espace sur les anciennes cartouches de jeux.

« Super Mario 3D Land » est un jeu de plateforme, genre aux origines de Mario. Pourtant, le plombier s'exerce à d'autres activités, comme en témoigne le « Mario Kart 7 », qui sort sur 3DS le 2 décembre. « Initialement, Shigeru Miyamoto, le créateur de Mario, aimait les jeux d'action et détestait ceux de rôle, remarque William Audureau. Mais il a dû céder. Mario ne devenant plus seulement un héros de jeu vidéo, mais une icône tout court, la tentation était naturelle de le décliner sous plein d'autres genres : ludo-éducatif, party game, jeux de rôle… » La rançon de la gloire.