«Gears of War 3» ou l'art dans la guerre
JEU VIDEO•Beau et riche en contenu, «Gears of War 3» atteint la maturité...Joël Métreau
Cinq ans après ses débuts et ses treize millions d'exemplaires écoulés, la série «Gears of War» devient trilogie. Tant pis si ce «Gears of War3» (sur Xbox 360) améliore ses fondements plus qu'il ne surprend. Evitant la surenchère, le dernier épisode de la franchise d'action-science-fiction trouve l'équilibre entre stylisation et action.
Muscles sensibles
La guerre est une affaire trop sérieuse pour la confier uniquement à des hommes. Cliff Bleszinski, game designer au studio Epic Games, se réjouissait que des femmes se défoulent sur le jeu. Deux personnages féminins, Anya Stroud et Samantha Byrne, participent désormais à l'aventure, sans virilité, ni poitrine hypertrophiée.
Avec leurs muscles stéroïdés et leurs répliques à faire hurler la politesse, les personnages font sourire. Un flash-back voit Augustus Cole, ex-joueur de foot américain, se confondre dans sa gloire passée. La seconde longue cinématique rappelle que la guerre est aussi belle que mortelle.
Explosion de détails
A la recherche du père de Marcus Fenix, les soldats de la Delta Squad découvrent une humanité qui s'effrite dans des villes pulvérulentes. Mais ils ne traversent pas que des paysages de ruines. D'un grand hôtel luxuriant en passant par des reliefs montagneux arides et des fonds sous-marins, la profusion de détails, dans des environnements somptueux, fait parfois déposer les armes pour contempler.
Monstre-moi
La famille des menaçants Locustes et Lambents s'agrandit à l'échelle d'un immeuble (le Léviathan) ou à hauteur de jambes (les polypes). Dans ce bestiaire sont recensés des moyens de locomotion étranges: catapultes à pattes ou montgolfières à mâchoire. Ces chimères s'inscrivent dans une campagne d'une douzaine d'heures, aux cinématiques assez courtes pour ne pas entraver le rythme.
Les uns contre les autres
Du côté du gameplay, aucun changement. C'est une des limites de «Gears of War 3». Les contrôles demeurent les mêmes: la recharge, qui peut faire s'enrayer les armes, ou le système de couverture, marque de fabrique de la série. Mais les mouvements des personnages semblent avoir gagné en souplesse. Nouveauté : quatre personnes peuvent progresser ensemble dans l'histoire. Davantage encore dans le contenu très fourni du multijoueur en ligne.



















