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Angleterre : Deux condamnations à cause de Facebook

Angleterre : Deux condamnations à cause de Facebook

Il n’est pas bon d'utiliser un réseau social en Angleterre. Leur impact sur les émeutes défraye de plus en plus la chronique. Le gouvernement avait annoncé des mesures répressives, et les premiers à en faire les frais sont deux jeunes britanniq...
Gizmodo.fr en partenariat avec 20minutes.fr

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Il n’est pas bon d'utiliser un réseau social en Angleterre. Leur impact sur les émeutes défraye de plus en plus la chronique. Le gouvernement avait annoncé des mesures répressives, et les premiers à en faire les frais sont deux jeunes britanniques condamnés à quatre ans de prison.

Deux jeunes hommes, âgés de 20 et 22 ans ont été arrêtés la semaine dernière pour avoir utilisé Facebook afin « d'organiser et d'orchestrer des troubles graves ». Chacun d'entre eux avait utilisé les fonctions du réseau pour inciter aux émeutes et à la violence. Jordan Blackshaw et Perry Sutcliffe-Keenan ont finalement écopé de 4 ans de prison.


Blackshaw avait créé le 8 aout une page Facebook intitulée « Détruire la ville de Northwich ». Effectivement il est difficile de se défendre avec un tel titre. Son compatriote Sutcliffe-Keenan avait quant à lui nommée la sienne « Les émeutes de Warrington », il s'agissait d'une action visant son propre quartier.

Les deux jeunes gens ont rapidement présenté leurs excuses. Une des pages avait par ailleurs été rédigée sous l’influence d’alcool. Mais en cette période sombre, l’Angleterre n’accepte aucune justification.

La sentence est tombée comme un couperet. En effet les deux dossiers ont directement été envoyés à un juge de condamnation puisque les deux Anglais ont plaidé coupables.

Cela dit, la décision semble servir d'exemple puisqu'aucun de ces deux évènements n'a abouti. Le tribunal de Chester, qui a statué sur ces cas, a fait part des problèmes induits par les réseaux sociaux. Les pages incitant aux émeutes créent un sentiment d'angoisse chez les habitants. La situation est suffisamment compliquée en Angleterre pour ne pas envenimer les choses en instaurant un climat de peur.

Les pages ont bien sûr été supprimées, cependant il doit en exister des dizaines sur le seul site de Facebook. Les autorités anglaises devraient avoir des réactions de plus en plus drastiques dans les jours à venir, rappelons que Facebook n'est pas le seul support à être dénigré. BlackBerry, SMS et autres réseaux sont aussi dans la ligne de mire des instances judiciaires.

[BoingBoing]

© Liv Friis-larsen – Fotolia.com

Cet article est réalisé par Gizmodo et hébergé par 20 Minutes.