Géolocalisation de l'iPhone: Apple jure qu'il n'espionne personne, promet un patch

HIGH-TECH L'entreprise affirme que les points les plus polémiques sont en fait des bugs qui seront corrigés par une mise à jour...

Philippe Berry

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Une carte générée par l'application iPhone tracker.
Une carte générée par l'application iPhone tracker. — DR

De notre correspondant à Los Angeles

Après presque une semaine de silence, Apple a finalement réagi, mercredi, à la polémique autour de la géolocalisation des iPhone et iPad 3G. Dans un long question-réponse, la firme à la pomme répète qu'elle ne localise pas les iPhones mais les tours téléphoniques et les points d'accès wifi environnants. Des données sont bien transmises à Apple, mais elles sont anonymisées, assure l'entreprise.

Bug

Le fait qu'un iPhone transmette et enregistre des informations géographiques n'est pas le véritable problème. Apple, Google et Microsoft le font tous –avec l'autorisation de l'utilisateur quand la fonction est activée– afin d'améliorer leurs services reposant sur la géolocalisation. Grande tendance du moment, le «crowdsourcing», ces services qui carburent à la puissance de la «foule» (crowd), comme le trafic en temps réel et les «deals» locaux à la Groupon, ont besoin du maximum de données. Il semble également qu'Apple travaille sur un système de navigation, comme sur Android.

Dans le cas d'Apple, la polémique repose sur trois problèmes. D'abord, le fichier qui archive ce «cache» des tours 3G et des hot spots wifi est facilement accessible, sans protection. Ensuite, il remonte à tous les lieux visités jusqu'à un an (contre les 50 derniers points d'accès pour Android). Enfin, même quand un utilisateur désactive les fonctions de géolocalisation, des données continuent d'être archivées.

Apple et Google s'expliqueront devant le Congrès

Pour ces trois points, Apple jure qu'il s'agit d'un «bug» qui sera corrigé dans une prochaine mise à jour d'iOS. «L'iPhone n'a pas besoin de conserver des données plus de sept jours», précise l'entreprise, qui promet que l'archivage sera interrompu si un utilisateur désactive la fonction de géolocalisation. La sauvegarde sur iTunes du fichier n'aura également plus lieu.

L'entreprise aura l'occasion de s'expliquer devant le Congrès américain, qui a invité Apple et Google à une séance consacrée au respect de la vie privée sur mobiles, le 10 mai. Dans une interview à AllThingsDigital, Steve Jobs a confirmé qu'Apple y participerait.