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Les hackers d'Anonymous attaquent une firme qui menaçait de révéler l'identité de plusieurs membres

Les hackers d'Anonymous attaquent une firme qui menaçait de révéler l'identité de plusieurs membres

SECURITELe compte Twitter du PDG a été piraté, son adresse postale publiée...
Philippe Berry

Philippe Berry

De notre correspondant à Los Angeles

Anonymous ne s'en prend pas qu'aux gouvernements égyptien, tunisien, à Visa, à l'industrie du disque ou à l'Eglise de Scientologie. Parfois, le groupe de hackers mène également des actions punitives pour défendre son anonymat. HBGary Federal, une petite entreprise de sécurité informatique basée à Washington, l'a appris à ses dépends ce week-end.

Forbes raconte comment plusieurs membres du mouvement rebelle ont piraté le compte Twitter du PDG de l'entreprise, Aaron Barr. Ce dernier avait récemment déclaré au Financial Times qu'il avait identifié plusieurs cadres d'Anonymous. Le site de l'entreprise a également été «defacé», remplacé par ce tract.

Anonymous affirme que Barr comptait monnayer ses trouvailles auprès du FBI et s'en servir comme un joli coup de pub. Selon le groupe, les noms et les emails publiés sont «erronés». Pour preuve, Anonymous les a rendus publics, tout comme le numéro de téléphone, l'adresse et 4 Go d'archives d'emails du PDG. Contacté par 20minutes.fr, ce dernier n'était pas disponible dans l'immédiat.

Arrestations

Le FBI a récemment obtenu 40 mandats de perquisition et est venu frapper à la porte de membres accusés d'avoir participé aux attaques contre les sites de Mastercard et de Visa, lors de l'opération «Payback», en pleine affaire Wikileaks. Un jeune internaute français a également été interpellé.

Sous couvert d'anonymat, un internaute croisé sur IRC explique à 20minutes.fr que «s'il n'y a pas de leader» à proprement parler, à sa connaissance, «certains membres sont plus influents que d'autres» dans la prise de décision –souvent car ils ont accès à davantage de machines, parfois infectées par un virus.

En revanche, certains internautes se joignent parfois aux attaques via le logiciel automatisé LOIC. «Ces n00bs (débutants, ndr) n'ont en général pas de compétences avancées et ne savent pas comment protéger efficacement leur identité», explique le membre. Ce sont donc les plus vulnérables aux coups de filet des autorités.