Un «Assassin's Creed» sur la route de Rome

JEU VIDEO Le troisième volet, «Brotherhood», continue d'explorer avec brio la Renaissance italienne...

Joël Métreau

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Dans « Assassin's Creed : Brotherhood », le Colisée a été reconstitué avec précision.
Dans « Assassin's Creed : Brotherhood », le Colisée a été reconstitué avec précision. — ubisoft

Un an après «Assassin's Creed 2», déjà une suite? Le temps de développement d'un bon jeu sur console next gen se comptant en années, on pouvait craindre le pire. C'est tout le contraire. «Assassin's Creed: Brotherhood» (sur Xbox 360 et PS3) propose une ville inédite à explorer –et pas la plus moche–: Rome.

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«Lors de nos recherches et de notre voyage en Italie pour le deuxième chapitre, on avait pris des dizaines de milliers de photos, de textures, de compositions, de façades, d'objets», raconte Mohamed Gambouz, directeur artistique du jeu. Après les Florence et Venise de la Renaissance, difficile pour l'éditeur Ubisoft de zapper la Ville éternelle.

Combats, filatures, énigmes...

«Cette série a su intéresser un public large grâce à ces références culturelles, explique Mehdi El Kanafi, coauteur de Les Sagas du jeu vidéo: Assassin's Creed (Console Syndrome éditions). De plus, elle est conçue comme une série télé, avec une trame principale qui s'étire sur une saison, et des aventures différentes à chaque épisode.»

La trame mélange histoire et science-fiction, dans une lutte entre confréries des Assassins et des Templiers à travers les âges. Ici, le héros contemporain, Desmond Miles, incarne à nouveau son ancêtre Ezio Auditore par l'entremise de l'Animus, machine à réveiller les souvenirs contenus dans les gènes. Son but: délivrer Rome de l'influence de la famille Borgia.

Pour le gameplay, on retrouve la griffe «Assassin's Creed»: combats, filatures, assassinats, acrobaties, énigmes... Le contenu est beaucoup plus fourni que les précédents opus, avec des missions annexes à foison qui permettent une vingtaine d'heures de jeu.

On peut regretter la faiblesse de certaines cinématiques: les dialogues mériteraient d'être aussi incisifs que les lames du beau gosse Ezio. Mais la superficie de cette Rome ouverte, le souci du détail comme de la reconstitution historique, ainsi que la prise en main toujours agréable du héros font de «Assassin's Creed : Brotherhood» l'un des meilleurs jeux sortis cette année.

Ruse multijoueurs

Pour rester vivants, soyons furtifs. La saga se dote pour la première fois d'un mode multijoueur en ligne, au gameplay rafraîchissant. Chaque joueur doit assassiner une cible qui lui a été attribuée (un autre joueur). Il se retrouve donc à la fois proie et prédateur, sans connaître l'identité de celui qui, parmi la foule déambulant dans la ville, en a après lui. Afin de lui échapper, il possède un éventail de parades. Mais la discrétion demeure sa meilleure défense. Tension et fun garantis.