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«Castlevania: Lords of Shadow», un grand coup de fouet pour la série?
JEUX VIDEO•La saga tente un retour sans accroc…Johan Tandonnet et Gabriel Féron
Parmi les séries à succès de Konami, «Castlevania» est l'une des plus célèbres. Créée en 1986, la saga, plutôt orientée plateforme et RPG, s'est déclinée en plus d'une vingtaine d'épisode sur de nombreux supports. Mais cette année, place à la révolution. Ce nouvel épisode, baptisé «Lords of Shadow», lorgne du coté du beat-them-all spectaculaire tendance «God of War». Signe des temps, le jeu a d’ailleurs été confié à l'équipe espagnole de MercurySteam, épaulée par l'illustre Hideo Kojima, créateur de la série des «Metal Gear Solid».
Une réalisation démoniaque
«Castlevania: Lords of Shadow» nous plonge dans la peau de Gabriel Belmont, chevalier d'une confrérie religieuse qui parcoure le monde afin de sauver la terre du royaume des ténèbres et ramener sa femme à la vie. Ainsi, même si l'histoire semble plutôt classique, la narration est très bien servie par un doublage d'une rare qualité, une bande son épique et une mise en scène spectaculaire.
Le joueur est amené à visiter une multitude d'environnements, de la forêt marécageuse en passant par un temple oublié jusqu'à l'indémodable château gothique. C’est beau, divers et travaillé même si des ralentissements périodiques, qui ne nuisent pas aux sensations de jeu, viennent noircir le tableau.
Un gameplay sang pour sang réussi
«Lords of Shadow» est plus que plaisant à jouer. Le but est souvent simple: parcourir un niveau en exterminant toutes les bêtes, démons ou créatures infâmes qui oseraient vous barrer la route. Et pour cela, Gabriel est plutôt bien équipé. Entre les combos à débloquer au fil de l'aventure et les deux types de magie qui peuvent être utilisés, les combats sont dynamiques et variés.
L’aventure est également composée de phases de plateforme où le héros allie son agilité à son fouet pour réaliser les pirouettes les plus folles. Comme pour le combat, la maniabilité est quasi irréprochable.
Un retour d’outre-tombe?
Au final, ce Castlevania ne manque pas de mordant. S’inspirant de références telles que «God of War» ou «Shadow of the Colossus», «Lords of Shadow» parvient à se créer une réelle identité et propose au joueur un épisode prenant, surtout lors des affrontements contre les gigantesques boss. Les fans de la première heure auront peut-être une dent contre le décalage assumé de ce Castlevania mais les autres peuvent se jeter dessus sans se faire de mauvais sang.



















