«Mafia II», du plomb dans le rétro
JEU VIDEO•Immersion dans l'Amérique de l'après-guerre...Joël Métreau
«Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être un gangster. Pour moi, être un gangster, c’était mieux que d’être président des Etats-Unis», s’exclame Ray Liotta dans Les Affranchis. Dans la lignée de ce film de Scorsese, mais aussi du Parrain 2 et enivré des effluves de la série «Mad Men», «Mafia 2» (sur PC, Xbox 360 et PS3) accompagne l’ascension dans la pègre de Vittorio Scaletta, jeune Sicilien revenu du front de la Seconde Guerre Mondiale.
Le jeu vaut toutefois moins par son scénario – solide et convenu – que par sa direction artistique, excitante jusque dans les détails: les chromes d’une décapotable, une affiche du Grand Sommeil, des pin-ups de Playboy, ou Let it Snow, standard du crooner…
«Au départ, on avait une liste de 500 morceaux de musique. Puis, on en a retenu une centaine, explique Alex Cox, producteur chez l’éditeur 2K. Ils devaient refléter cette période des années 1940-1950, comme le swing, puis le rock’n’roll.»
Pour décor, Empire Bay, une ville fictive des Etats-Unis qui emprunte aux gratte-ciel de New York et aux banlieues de Chicago. Reproduire fidèlement une ville ne permet pas de créer un univers adapté au gameplay», explique Alex Cox.
Fusillades et courses-poursuites
A Empire Bay, le joueur passe du temps en voiture, de course-poursuite en filature, quand il n’enchaîne pas les fusillades ou les combats au corps à corps. Dommage que cette ville ouverte n’offre pas de mission secondaire.
A la différence d’un «Grand Theft Auto IV», on suit le déroulement de l’histoire. Il faudra aussi fermer les oreilles sur le doublage pas à la hauteur et les yeux sur quelques incohérences. Si «Mafia II» fait cette proposition alléchante de tenir compagnie, pendant un peu plus de dix heures, à un héros de roman noir, on ne risque pas grand-chose à la refuser.



















