OnLive, le service de jeu à distance, tient ses promesses
E3 – Nous avons pu le tester en condition réelles...Philippe Berry
De notre envoyé spécial
Imaginez jouer à « Assassin's Creed II » sur votre Mac ou à « Mass Effect II » sur votre vieux PC, avec une carte graphique dépassée. Imaginez ne plus devoir vous ruiner en achetant chaque console à leur sortie, ni patcher les jeux en permanence pour avoir la dernière version. C'est la promesse d'OnLive, qui lance son service jeudi aux Etats-Unis.
Comment ça marche? Les jeux ne sont pas installés chez vous mais dans de puissants centres de données de l'entreprise, qui transmet une simple « retransmission vidéo » via Internet jusqu'à votre domicile.
Dans les allées de l'E3, nous sommes à Los Angeles. Le centre de données se trouve à 600 kilomètres, dans la Silicon Valley. Le temps de réponse entre l’ordinateur et ce serveur sera-t-il suffisamment rapide ? Après un test sur le shooter « Unreal Tournament 3», nos doutes se sont envolés – comme les têtes de nos ennemis. Le lag était imperceptible, et les graphismes, en haute définition (720p, le 1080p sera pour 2011).
Les prix des jeux pas si avantageux
OnLive promet une expérience optimale, à condition de disposer d'une connexion rapide (au moins 5 Mb/s, et via un câble ethernet, pas en wifi). Ses serveurs sont disséminés dans le pays, pour qu'un joueur ne soit jamais à plus de 1.500 kilomètres.
Une vingtaine de blockbusters (Prince of Persia, Just Cause 2, NBA 2K10), sont disponibles au lancement. Tous les éditeurs majeurs sont là, à l'exception, évidemment de Sony, Nintendo et Microsoft, pour qui un tel service constitue un concurrent.
L'abonnement est gratuit la première année, puis à 5 dollars par mois ensuite. Mais il faudra – faut pas rêver– payer pour les jeux, de 10 à 59 $ pour l'instant, ou les louer pour une modeste somme. OnLive prévoit également de lancer une «box» à bas prix en 2010 pour jouer directement sur sa télé.
En Europe, la Grande Bretagne et la Belgique seront les premiers pays à accueillir OnLive, à une date encore indéterminée. Si le service garde cette qualité avec des centaines de milliers de membres, et que les éditeurs trouvent un modèle de prix intéressant, OnLive pourrait bien changer la donne.



















