Imax, la résurrection du cinéma XXL
Le cinéma dans une version gigantesque, telle est la marque de fabrique des salles Imax. Ecrans géants et cintrés pour une vue sans obstruction, son déchaînant les watts, fauteuils disposés sur une forte pente et définition d’image exceptionnelle : le spe© 20 minutes
Le cinéma dans une version gigantesque, telle est la marque de fabrique des salles Imax. Ecrans géants et cintrés pour une vue sans obstruction, son déchaînant les watts, fauteuils disposés sur une forte pente et définition d’image exceptionnelle : le spectateur plonge dans l’action. Problème : jusque récemment, les longs métrages traditionnels n’avaient pas le droit de citer dans ces salles, dont une nouvelle ouvre le 9 avril à Marne-la-Vallée, sur le site de Disneyland. Car n’est pas Imax qui veut. Pour prétendre au très grand large, un film devait jusqu’à maintenant être tourné et exploité en Imax. Et le procédé est très coûteux, jusqu’à 150 000 euros la minute de film, soit deux fois plus que pour un long métrage français. Bilan : les films Imax sont courts (45 minutes) et rares. En trente-cinq ans, il ne s’en est tourné que 200, surtout des documentaires (Solarmax, Volcans des abysses...). « Il y a une pénurie d’oeuvres », déclare-t-on du côté de la Géode, à Paris, la seule salle Imax hémisphérique de France (65 au monde) avec celle du Futuroscope de Poitiers, depuis que l’Omnimax de Paris la Défense a fermé ses portes fin 2000. Pour alimenter et développer son réseau, la société Imax a trouvé la parade, le DMR (Digital Re-Mastering). Lancé en 2002, ce procédé « gonfle » un film 35 mm en film Imax 70 mm grâce à un traitement image par image. Hollywood est séduit : Stars Wars, l’attaque des clones 2, ou Harry Potter 3 ont déjà profité de la technologie DMR. Surcoût : 5 millions de dollars par film. Mais les résultats sont là. Le Pôle Express en Imax DMR a engrangé plus de 40 millions de dollars de recettes.


















