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Une cyberattaque touche 40.000 agents fédéraux américains

Cyberattaque aux USA : Plus de 40.000 agents fédéraux démasqués

Cybersécurité•Noms, fonctions, adresses e-mail… Les données de plus de 40.000 employés de la Sécurité intérieure américaine, dont des agents infiltrés de l’ICE, ont été divulguées par des hackers, rapporte BFMTV
20 Minutes avec agences

20 Minutes avec agences

L'essentiel

  • Un groupe de hackers a dérobé et fait divulguer les données personnelles de 40.000 employés du département américain de la Sécurité intérieure, dont des agents infiltrés de l’ICE.
  • La fuite révèle également des informations sur les technologies de surveillance utilisées par les autorités américaines, notamment des outils de géolocalisation et de reconnaissance faciale.
  • Près d’un employé sur cinq du DHS est concerné par cette cyberattaque. Les autorités américaines assurent travailler à la résolution de la faille de sécurité.

«Ils ont nos informations, il est donc normal que nous ayons les leurs ». C’est avec cette justification qu’un groupe de hackers baptisé Department of Peace a revendiqué le vol des données de 41.000 employés du département américain de la Sécurité intérieure (DHS), rapporte BFMTV.

Parmi les personnes concernées par cette fuite de données figurent notamment des agents infiltrés de l’ICE, la police américaine de l’immigration. Leur identité, normalement tenue secrète pour les besoins de leurs missions, se retrouve ainsi exposée au grand jour.

Les technologies de surveillance de l’ICE également exposées

Les informations dérobées comprennent des noms, des fonctions, des adresses e-mail et des numéros de téléphone. Les hackers les ont transmises à l’ONG Distributed Denial of Secrets, spécialisée dans la divulgation de données confidentielles, qui les a ensuite publiées en ligne.

La fuite ne se limite d’ailleurs pas aux informations personnelles des employés. Elle permet également d’en apprendre davantage sur les technologies de surveillance utilisées par les autorités américaines.

On retrouve notamment Penlink, une entreprise travaillant avec ICE, dont les outils permettent de collecter et d’analyser des données de géolocalisation, des communications téléphoniques ou encore des activités sur Internet.

Les documents divulgués révèlent aussi l’utilisation de Mobile Fortify, une application de reconnaissance faciale employée notamment par l’ICE pour identifier des individus et vérifier leur statut migratoire.

Des milliers d’agents de l’ICE parmi les victimes

Pour vous donner une idée de l’ampleur de cette fuite, elle concerne près d’un employé sur cinq du département de la Sécurité intérieure américaine qui compte environ 220.000 personnes.

Parmi les 41.000 dossiers divulgués, quelque 21.000 appartiennent à des membres du service des douanes et de la protection des frontières (CBP). Près de 10.000 autres concernent des agents de l’ICE et de sa branche chargée des enquêtes.

Comme l’a souligné la militante Maia Arson Crimew dans un communiqué de l’ONG Distributed Denial of Secrets, « ce jeu de données est énorme, tant par sa taille que par son impact ».

De son côté, le DHS a reconnu avoir connaissance d’une potentielle faille de sécurité. Il a aussi assuré travailler à sa résolution. Les hackers seraient passés par Okta, un système d’authentification permettant aux employés du DHS d’accéder à son réseau informatique. L’entreprise affirme néanmoins n’avoir constaté aucune compromission de ses propres systèmes.