20 Minutes avec agence
Les engins spatiaux dépendent encore de leurs batteries pour fonctionner dans l’espace. Star Catcher, une start-up de Jacksonville, en Floride (Etats-Unis), prévoit de bouleverser cet usage en développant un réseau électrique dans l’e cosmos, rapporte Wired ce lundi. Elle va lancer son prototype dans l’espace cette semaine. Celui-ci sera ensuite utilisé pour transmettre de l’énergie à un autre satellite en orbite, ce qui constituerait une première historique.
L’idée n’est pourtant pas récente. Elle était déjà présente dans une nouvelle d’Isaac Asimov de 1941, note BFM Tech. La Nasa s’y était véritablement intéressée dans les années 1970. Le concept entraînait toutefois des coûts de lancement trop élevés. Mais aujourd’hui, ils sont bien plus faibles. En parallèle, les projets des entreprises spatiales demandent de plus en plus d’énergie avec un besoin d’embarquer davantage de matériel et moins de batteries.
Une technologie prometteuse
La proposition de Star Catcher arrive donc au moment opportun. Son but est de créer un réseau constitué de nœuds d’énergie. Concrètement, il s’agit de satellites capables de concentrer la lumière du Soleil à l’aide de lentilles, puis de l’envoyer via un faisceau laser vers les panneaux solaires des satellites, afin de les alimenter et de les recharger. Ces nœuds d’énergie pourraient fournir jusqu’à dix fois plus d’énergie que la lumière solaire diffuse.
Andrew Rush, PDG et cofondateur de Star Catcher, estime ainsi pouvoir fournir « des services commerciaux significatifs d’approvisionnement en énergie en orbite avant la fin de la décennie ». De premiers tests réalisés en 2025 ont permis de fournir plus d’un kilowatt à des panneaux solaires au sol. La start-up a déjà levé 65 millions de dollars et remporté un contrat de 30 millions de dollars avec l’armée américaine. Elle dispose déjà de dizaines d’acheteurs potentiels et de plusieurs contrats à long terme d’achat d’électricité. Google et SpaceX sont également en discussion avec l’entreprise.