L'iPad d'Apple ramène sa pomme
HIGH-TECH•La tablette numérique débarque en Europe ce vendredi...Gilles Wallon
Un jour à marquer sur ses tablettes… numériques. L'iPad, dernière création d'Apple, débarque ce vendredi matin en France, comme dans huit autres pays européens. Pour le secteur de l'informatique, et pour tous les amateurs de nouvelles technologies, l'excitation est immense. Et les questions se bousculent. Quel sera le succès de cet objet hybride, à mi-chemin entre l'ordinateur portable et le smartphone? Quel public cette tablette tactile, grande comme un magazine et légère comme un livre, pourra-t-elle séduire? Et son système d'applications téléchargeables: quelles en sont les potentialités commerciales? Les inconnues semblent aussi nombreuses que les fonctionnalités du nouvel objet, un iPhone en plus grand, destiné à lire, à visionner des films et des photos, ou à naviguer sur Internet.
Coup de pouce du destin
Du côté d'Apple, on cultive le mystère. La marque à la pomme n'a pas divulgué le nombre d'appareils déjà précommandés sur son site Internet. Mais les espérances de vente sont hautes, très hautes. Dans la lignée d'un lancement américain en fanfare (un million d'appareils vendues en un mois), 450.000 tablettes pourraient trouver preneur d'ici à la fin de l'année. En France, Apple jouit d'un statut particulier. «C'est le pays où l'iPhone a le mieux marché au monde», rappelle Christophe Laporte, rédacteur en chef du site macgénération.com. Lors du lancement de son smartphone, la marque avait connu un coup de pouce du destin. « La concurrence a fait casser l'exclusivité d'Orange. Bouygues et SFR ont sorti leur forfait. Et ça a été un triomphe.»
Mais le prix de la nouvelle tablette pourrait en refroidir beaucoup. Vendu entre 499 et 799€, selon qu'il est wi-fi (Internet sans fil) ou 3G (téléphonie mobile), l'iPad se présente comme un produit de luxe. D'autant que pour la 3G, il faudra débourser un forfait mensuel allant de 10 à 40€… En cas de ventes décevantes, quelle sera la stratégie d'Apple? «Ils pourront baisser un peu leurs tarifs, d'une cinquantaine d'euros, pronostique Christophe Laporte. Mais ce n'est pas dans leur culture maison de faire du discount.»



















