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sécuritéAvec sa coque « anti-agression », Safee promet un quotidien plus « safe »

Lyon : Avec sa coque « anti-agression », Safee promet un quotidien plus « safe »

sécuritéLa jeune start-up lyonnaise entend bien se faire une place sur la scène internationale grâce à son innovation, primée lors du CES de Las Vegas
Safee a sorti un boîtier anti-agression relié à une application, disponible en précommande depuis le 9 novembre
Safee a sorti un boîtier anti-agression relié à une application, disponible en précommande depuis le 9 novembre - M. Fulleringer-Roy/20Minutes / 20 Minutes
Mathilde Fulleringer-Roy

Mathilde Fulleringer-Roy

L'essentiel

  • Safee, jeune start-up tech, spécialisée en sécurité, a mis en prévente un boîtier anti-agression.
  • Son fondateur, Luc Nadier, veut permettre « à tous de sortir dans la rue en toute sécurité ».
  • Si l’idée lui vient de son expérience personnelle, il a travaillé sur ce projet durant sa scolarité à Lyon.

Son ambition : révolutionner la sécurité. La jeune start-up lyonnaise Safee, désormais implantée à Marseille, entend conquérir le marché international. En 2023, elle a été primée lors du CES de Las Vegas pour sa toute dernière innovation : un boîtier anti-agression. « Lorsqu’on a gagné, j’en ai pleuré », confie Luc Nadier, fondateur de l’entreprise et fier de son « bébé », comme il l’appelle.

Le principe ? Aimanté au téléphone, le boîtier, relié à une application, s’active dès que l’on presse un bouton. Deux modes de fonctionnement. Un « classique » avec une alarme tonitruante de 130 décibels, audible jusqu’à 100 mètres de distance. « Cela permet de surprendre l’agresseur et d’alerter les gens autour », explique Luc Nadier. Et un mode « discret », pensé pour « les cas de violence conjugale, de harcèlement scolaire et de harcèlement au travail ».

Des « preuves enregistrées »

Dans ce cas de figure, l’application envoie à des contacts présélectionnés auparavant, la localisation de la victime. Et leur transmet en direct les images de la camera, placée à l’arrière du boîtier. « Les preuves sont ainsi enregistrées et disponibles dans le téléphone des contacts, si jamais la victime se fait voler le sien », précise l’entrepreneur. Il est aussi possible d’envoyer son trajet en direct à ses proches.

Ces fonctionnalités ont encore leurs limites, il faut par exemple que l’application soit ouverte au moment où le boîtier est activé pour qu’elle fonctionne. Le problème juridique se pose aussi, puisque, contrairement à la loi européenne qui prévaut sur la française, celle-ci interdit de filmer quelqu’un sans son consentement.

Eurêka, j’ai une idée !

Le concept de Safee, Luc le porte depuis longtemps, tiré de son expérience personnelle. « Quand j’étais ado, j’ai commencé à sortir à Marseille », raconte-t-il. « Dans mon groupe d’amis, on s’est tous fait agresser au moins une fois », déplore le jeune homme de 25 ans. Durant ses études supérieures à Lyon, il fait le même constat : l’insécurité est présente de partout. Et commence à plancher sur son projet, tentant de convaincre deux copains de le suivre.

S’ensuit une année de tests visant à améliorer l’ergonomie et les différentes fonctionnalités de l’application. Rapidement, l’équipe rencontre des difficultés : « Apple nous met des bâtons dans les roues au niveau de la confidentialité des données », explique Luc. Aujourd’hui, rien ne l’arrêtera, dit-il. Son objectif ? « Je veux que tous les gens puissent sortir dans la rue en toute sécurité ».

Pour l’instant, les produits sont disponibles en prévente depuis le 9 novembre et seront livrés début 2024 au prix de 54,90 euros le boîtier et 2,90 euros l’abonnement mensuel à l’application.

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