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Le virtuel casse notre image du quotidien

Le virtuel casse notre image du quotidien

SALONL'édition 2010 de Laval Virtual a révélé plusieurs applications aussi étonnantes qu'innovantes...
Christophe Séfrin, à Laval

Christophe Séfrin, à Laval

«Je me sens pousser des seins!» Une cuirasse électronique sur la poitrine et le ventre, Eric, éberlué, observe un écran. Tandis que ses formes s'arrondissent à vue d'œil, il visualise l'évolution de… son fœtus virtuel. Et dans deux minutes, il ressentira même des contractions. Le simulateur de grossesse présenté par l'Institut de technologie de Kosaba au Japon était l'une des attractions du 12e salon Laval Virtual, qui s'est achevé dimanche.

«Les Français n'ont pas à rougir»

Avec ses projets fous, mais souvent prometteurs, c'est toute la planète des images virtuelles qui a envahi durant cinq jours le chef-lieu de la Mayenne. Venus du monde entier, soixante-quinze exposants y révélaient leurs innovations. «Les Français n'ont pas à rougir face aux Asiatiques ou aux Américains dans le domaine de la réalité virtuelle», ­estime le directeur de Laval Virtual, Mathieu Lépine. Pépinière de talents, le salon fut ainsi l'occasion pour Karleen Groupierre, jeune chercheuse au laboratoire Inrev, de dévoiler son jeu de course automobile. Grâce à des ordinateurs, les joueurs contrôlent de vrais petits bolides. Lesquels, équipés de mini-caméras, retransmettent des images en réalité augmentée.

Piloter votre salon du bout du doigt

Capteur 3D pour contrôler un smartphone comme dans le film Minory Report, table graphique reliée à un robot pour dupliquer des gestes à l'identique, cube multi-touch pour diriger des objets dans l'espace, guidage GPS avec des lunettes spéciales… Laval Virtual a fait bouillir la matière grise pour le bonheur des professionnels et du public. Couronné du grand prix, le projet autrichien « Cristal » augurait ainsi de l'avenir de nos salons. Sur une table basse tactile, on y pilote tout du bout du doigt : le trajet d'un robot-aspirateur, l'in­tensité lumineuse de la pièce, jusqu'au visionnage d'un film en le glissant-déposant de sa vidéothèque virtuelle vers le téléviseur!

Mais à Laval, le rêve rejoignait aussi la réalité, avec des applications thérapeutiques poussées comme le casque de réalité augmentée de la société Didhaptic pour combattre la phobie du vide. Accroché à un câble, le patient visualise des images du vide et doit contrôler ses émotions. «Avec le virtuel, on peut lutter contre toutes les phobies, explique l'ingénieur qui a développé cette solution. Même l'arachnophobie.»

Un prestige réel

Avec le salon Siggraph aux Etats-Unis et l'IVRC au Japon, les rencontres lavalloises sont désormais reconnues comme une plate-forme essentielle sur le marché des images en réalité virtuelle. Plus de 10 000 visiteurs s'y seront pressé cette année.