La Chine ferme un site d'entraînement pour hacker

INTERNET Pékin le présente comme le plus large du pays...

P.B. avec agence

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Un cyber café chinois
Un cyber café chinois — REUTERS
Un peu de ménage dans le cyber-espace. La police chinoise a fermé un site Internet spécialisé dans le piratage et l'espionnage informatiques, qui aurait fourni les moyens de lancer des cyberattaques à des dizaines milliers de personnes, selon China Daily.
 
Les trois responsables de Black Hawk Safety Net ont été arrêtés, le site fermé par la police de la province du Hubei, et quelque 250.000 dollars (200.000 euros) saisis, a indiqué le quotidien. Les gestionnaires du site, baptisé «plus grand centre d'entraînement pour hackers» par les médias et les autorités, sont soupçonnés d'avoir fourni en ligne des programmes et logiciels d'attaques. Actif depuis 2005, le site comptait des milliers de membres: plus de 12.000 VIP qui payaient une cotisation et quelque 170.000 membres gratuits.
 
«Ça m'amusait»
 
«Je pouvais télécharger des programmes me permettant de prendre le contrôle d'autres ordinateurs, ce qui m'amusait», a dit un membre anonyme cité par China Daily en précisant que pour bien d'autres membres l'intérêt était de faire fortune en attaquant les comptes des gens et en dérobant des informations personnelles.
 
Le site aurait été fermé en novembre mais les médias n'expliquent pas pourquoi la nouvelle n'est connue qu'aujourd'hui. Elle intervient alors que le moteur de recherches américains Google a dénoncé le mois dernier des cyberattaques venues de Chine. En réponse, Pékin a notamment assuré que la Chine était l'une des principales victimes des attaques informatiques.
 
En octobre dernier, un rapport accusait cependant Pékin de «développer son arsenal de cyber-guerre», soulignant que des liens existeraient entre les hackers de pointe et le gouvernement afin de dérober des secrets (militaires, propriété intellectuelle etc) de nations et compagnies étrangères.