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Google répond à Sarkozy: «Google Books est très mal compris»
INTERNET•Devant la méfiance des éditeurs et des politiques français, la firme américaine tente une opération séduction...S. C.
Entre Google et la France, le dialogue semble difficile. Alors que les éditeurs français ne veulent pas entendre parler de Google Books et que le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand ainsi que le chef de l’Etat Nicolas Sarkozy ont publiquement fait part de leurs craintes, Google tente de rassurer sur ses intentions.
Selon Marissa Mayer, la n°3 du groupe venue à Paris pour participer au Web 09, Google Books est un «service est très mal compris» dont le but est «justement la conservation du patrimoine», a-t-elle déclaré à TF1 News. «Chaque jour, la dernière version d'un livre peut disparaître dans un incendie, une inondation ou finir simplement a la poubelle, assure-t-elle. Google Books est donc un énorme avantage pour la conservation de la culture.»
«Dépossession»
Google devra encore convaincre. Depuis plusieurs semaines, Frédéric Mitterrand et Nicolas Sarkozy multiplient les déclarations hostiles au projet américain. «Sur la numérisation de notre patrimoine, il n'est pas question de nous laisser déposséder de notre patrimoine au profit d'un opérateur, aussi sympathique, aussi américain soit-il», a insisté le chef de l’Etat pas plus tard que mardi, en marge d’une table-ronde en Alsace.
De son côté, le ministre de la Culture a déjà exprimé son souhait de voir aboutir un partenariat privé-public, pourquoi pas avec Google, soumis au contrôle de l’Etat.
Privé ou public, ou les deux, le choix n’est pas encore arrêté par le gouvernement et les acteurs de l’édition française. La commission Tessier doit remettre mi-décembre ses propositions sur la numérisation du patrimoine à Frédéric Mitterrand et Nicolas Sarkozy. Seule certitude: Google reste «la société qui a le plus avancé sur le sujet», comme aime à le rappeler Marissa Mayer. Cet argument sera-t-il suffisant?


















