«Cities XL», un jeu XXL?

TEST JEUX VIDEO Pour tous les urbanistes en herbe…

Simon Taisne

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 Cities XL
 Cities XL — DR

Depuis Sim City 4, les fans de «city builder» n’ont pas eu grand-chose à se mettre sous la dent. Premier jeu de gestion urbaine massivement multi-joueurs, Cities XL a, depuis 2007, fait couler beaucoup d’encre. Bilan.

Réalisation: Des fondations en béton

Sans surprise, Cities XL est graphiquement très réussi. Des canyons aux collines verdoyantes en passant par les montagnes enneigées, les environnements sont très variés. Le niveau de zoom possible est tout bonnement impressionnant, et permet aux plus curieux d’observer en détail chacun des bâtiments, pour la plupart très bien modélisés.
 
L’interface a quant à elle le mérite d’être claire et efficace. Le trafic routier est devenu un vrai enfer? Finis les tableaux compliqués. En quelques clics, il est possible de détecter l’origine du problème. Tout est fait pour aider le joueur à construire la mégalopole de ses rêves. Niveau son, rien de très original, on retrouve les musiques habituelles propres au genre.

Gameplay: City Buildé

La première étape consiste à choisir judicieusement l’emplacement de la ville afin d’assurer le maximum de ressources énergétiques. Puis vient le moment de créer les premières infrastructures, les premières maisons et usines. Très vite les habitants commencent à emménager, le processus est lancé. Le patelin se fait village, le village se fait ville et peu à peu le paysage disparait. Les problèmes apparaissent au rythme des buildings : pollution de l’air, coût de la vie trop élevé, nuisances sonores… Comme d’habitude, plus les citoyens sont fortunés, plus leurs exigences augmentent. Pour y remédier, Cities XL fait dans le classique en proposant les services habituels : écoles, hôpitaux, pompiers, police, parcs, etc. Bref, les amateurs du genre ne seront pas bouleversés.
 
Mais la véritable nouveauté de Cities XL, c’est le mode «Planète». Pour 7,99 euros par mois (ou 15,99 euros pour le trimestre), le joueur peut créer jusqu’à cinq villes sur une planète virtuelle partagée par plusieurs milliers de joueurs. L’intérêt principal réside dans les transactions, permettant ainsi de développer des stratégies économiques avec les villes voisines. Le mode online permet également de visiter les villes voisines, de discuter avec les autres maires, ou encore de profiter de réductions sur les futurs GEM (Game Extension Modules). Ces extensions permettront de gérer plus en détails certains aspects de votre ville, comme les transports ou les stations balnéaires.

Les +: Ma ville point com


Le mode «Planète» apporte une dimension inédite dans les jeux de gestion. De plus, la réalisation au top fait du titre de Monte Cristo la nouvelle référence du genre.

Les -: A quel prix ?

Les fameux GEM ne sont pas encore disponibles à l’heure actuelle, tout comme le système de transports en commun. Un retard difficile à accepter, surtout lorsque l’on pense que chaque GEM sera vendu entre 5 et 15 euros.


Note: 7,5/10

Cities XL comble parfaitement toutes les attentes qu’un fan de simulation urbaine était en droit d’attendre. Le mode planète réussit à créer un nouveau type de challenge, mais pourra en frustrer certains en raison de son abonnement payant. A noter qu’il faut obligatoirement une connexion Internet pour jouer, même en solo.