«Terminator: Renaissance», le futur entre vos mains
JEUX VIDEO•Saurez-vous être digne de John Connor …Selim Miled
Coutume hollywoodienne depuis déjà quelques années, chaque grosse production ciné engendre son double vidéoludique. «Terminator» n’en est pas à son coup d’essai, et a déjà réussi à donner des titres intéressants.
L’histoire du jeu précède celle du dernier film. En 2018, vous êtes dans la peau d’un John Connor soldat de la résistance humaine contre les machines. Votre but au cours de neuf missions est de parvenir à… rentrer à votre base. Le scénario du jeu est encore plus vide que celui du film, ne lui apporte strictement rien, et au bout d’un moment on se demande pourquoi on est en train de dézinguer de la machine à tour de bras. Pas pour l’immersion en tout cas, puisque le jeu n’a pas la licence des acteurs: en somme, vous ne reconnaitrez pas Christian Bale à l’écran, ni n’entendrez sa voix. Il faudra vous contenter d’une sorte de modèle masculin fade et passe-partout.
Le tout tente péniblement de ressembler à un «Gears of war 2» dans sa prise en main: jeu de tir à la troisième personne, possibilité de se cacher derrière la plupart des éléments du décor, même la plupart des touches correspondent. Mais comparé à son illustre modèle, «Terminator» manque cruellement de dynamisme et, tout comme le film, suit une rythmique vieille de vingt ans. Petite marche, vague d’ennemis sur musique stressante, marche tranquille, plus grosse vague d’ennemis, et cinématique intermédiaire sans intérêt. Cruellement linéaire et plat. Deux avantages à cela: vous en aurez fini en six petites heures, et sur Xbox360, vous débloquerez très facilement tous les points de succès.
Pour les joueurs un minimum connaisseurs, aucun intérêt à se procurer cette adaptation du film. Sans être fondamentalement mauvaise, elle supporte mal la comparaison avec les ténors du genre. Pour un fan du film ou un débutant, la facilité d’accès pourra justifier l’acquisition du titre.
Terminator Salvatation Launch Trailer



















