«The Saboteur» va exploser Paris
JEUX VIDEO – Si ce titre à venir a pour décor, une fois encore, la Seconde Guerre mondiale, l’intrigue et surtout le héros diffèrent.Joël Métreau
Parmi les gros titres de fin de l'année, l'éditeur Electronic Arts vient de lever un peu le voile sur «The Saboteur». Ce jeu développé par Pandemic Studios, auteurs du moyen «Mercenaries 2» et du médiocre «Le Seigneur des anneaux: l'âge des conquêtes», retourne à une époque archi-rebattue par les bottes et les consoles: la Seconde Guerre mondiale.
Encore les Alliés contre l'Axe? Oui encore... mais ici, insiste l'éditeur américain, c'est très différent et tout cas pas pareil. Certes on pioche des cruels nazis dans le stock des méchant de service. Mais le héros n'a rien d'un bidasse, mais plutôt le look casquette-béret, sac en bandoulière. Un croisement d'Indiana Jones et Bruce Willis selon ses concepteurs. Please welcome Sean Devlin, un Irlandais pilote de course.
Pourquoi un Irlandais? «On voulait quelqu'un qui ne soit pas partie prenante dans la guerre», explique Tom French le producteur exécutif. L'Irlande s'était affiché neutre durant le conflit. Et on imagine bien que sur le marché des Etats-Unis, les joueurs se glisseront plus facilement dans la peau d'un Anglo-saxon que d'un Frenchie.
Un parti-pris graphique à la «Sin City»
Question gameplay, on trouve un mélange de course, d'infiltration et de combat - au corps à corps ou au shoot avec l'arsenal habituel (guns, snipes, lance-roquettes...). Le système de couverture se veut au naturel, pas besoin d'appuyer sur un bouton pour se plaquer contre un mur.
Au commencement du jeu, Sean s'enfuit de l'Allemagne où il devait concourir dans une compétition automobile. Direction la frontière, la France occupée. Et c'est arrivé dans la capitale française, qu'on voit une des qualités du jeu: son parti-pris graphique à la Sin City. La ville en noir et blanc va se parer de couleurs au fur et à mesure que le héros détruit les tours d'occupation nazies.
Cette «version Disneyland de Paris», selon Tom French, qui affirme par ailleurs s'être inspiré du film «Le Train» (1964) de John Frankenheimer, se présente comme un espace ouvert à la GTA. Le joueur peut tantôt se faufiler en voiture dans les rues étroites tantôt explorer la ville à pied en sautant de toit en toit. Il paraît même qu'on pourra escalader la tour Eiffel...
Le jeu est prévu pour cette année sur les plateformes PC, PS3 et Xbox 360.


















