Rejet de la loi Hadopi: Jean-François Copé «assume»

POLITIQUE Le patron des députés UMP va réunir son groupe pour verrouiller les prochains votes sur la loi...

V.G.

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Accusé de s'être montré "partisan" ou de ne pas être à "la hauteur" de sa fonction, il a regretté que "certains, dans la majorité, en particulier Jean-François Copé, n'aient pas donné suite" dans un premier temps.
Accusé de s'être montré "partisan" ou de ne pas être à "la hauteur" de sa fonction, il a regretté que "certains, dans la majorité, en particulier Jean-François Copé, n'aient pas donné suite" dans un premier temps. — Patrick Kovarik AFP

Si une part de la responsabilité du rejet de la loi Hadopi revient au gouvernement, le groupe UMP, qui avait déserté l’Assemblée, est aussi fortement montré du doigt. Jean-François Copé, patron des troupes UMP, a décidé d’assumer la bourde: «J’ai pour habitude d’assumer et pas de me cacher derrière mon petit doigt», a-t-il déclaré vendredi sur Europe 1.

«J'ai surtout un sentiment profond de regret de tout ce qui s'est passé [...] de s'être fait avoir bêtement [...] On est dans une fin de discussion, tout était parfaitement calé et puis voilà un bon vieux coup comme ça arrive parfois dans la vie parlementaire, dans les dernières minutes les députés de l'opposition sont arrivés plus nombreux pour nous battre», a-t-il expliqué.

«Nicolas Sarkozy a totalement raison»

Jean-François Copé a annoncé «une réunion extraordinaire du bureau de [son] groupe dès la fin de la suspension des travaux pour qu'on reparle de tout cela et qu'on veille à ce que ça n'arrive pas». «Il faut absolument d'urgence réviser maintenant notre mode de fonctionnement parlementaire», a-t-il encore dit.

Le patron des députés UMP continue à soutenir vigoureusement la loi Hadopi: «Je suis surtout désolé parce que je crois profondément à cette loi [...] Nicolas Sarkozy a eu totalement raison de nous faire travailler sur ce texte». Copé a assuré qu'il n'avait pas parlé à Sarkozy depuis le rejet de la loi.