Android : Des ONG ne veulent plus les applications pré-installées par les fabricants de smartphone

DONNEES PERSONNELLES « Les gens ne devraient pas avoir à renoncer à leur vie privée et à leur sécurité en achetant un smartphone », estime les associations signataires d’une lettre ouverte adressée à Google

20 Minutes avec agence

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Le logo de Google Play
Le logo de Google Play — NEWSCOM/SIPA

Privacy International et une cinquantaine d’autres ONG ont adressé ce mercredi une lettre ouverte à Google au sujet des applications pré-installées sur les smartphones sous Android. Les signataires estiment que certains de ces « bloatwares », qui ne peuvent pas être effacés des téléphones dans la plupart des cas, « exploitent les données des utilisateurs ». Ces dernières peuvent en effet être collectées, partagées et exposées sans leur consentement et sans qu’ils en aient conscience.

Le courrier adressé à Sundar Pichai, PDG d’Alphabet Inc., est accompagné d’une pétition intitulée « Les gens ne devraient pas avoir à renoncer à leur vie privée et à leur sécurité en achetant un smartphone ». Les ONG mettent en avant que neuf applis pré-installées sur dix ne sont pas disponibles sur Google Play alors que les téléphones possèdent le label Google Play Protect. Certaines fonctions ne sont pas surveillées par le système de sécurité Android ou continuent à tourner, même après la fermeture de l’appli.

Retrait du label de Google

La lettre et la pétition demandent au géant californien de prendre des mesures « en urgence ». Les défenseurs du droit à la vie privée souhaitent que les portails concernés fassent l’objet d’évaluations similaires à celles effectuées sur les applis présentes dans Play Store. Ils estiment que les programmes devraient être supprimables par les utilisateurs et que des mises à jour soient disponibles sans qu’un compte ne soit nécessaire.

Ils ajoutent que tout smartphone ne répondant pas aux critères de cybersécurité ne devrait pas recevoir de label de la part de Google. Les signataires espèrent que ces changements permettront « de mieux protéger les personnes et d’empêcher les fabricants de les utiliser abusivement, dans cette course effrénée aux bas prix des smartphones ».