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Gaza-Sderot, des terres vues du Web: trois questions au responsable du pôle Web d'Arte France

Gaza-Sderot, des terres vues du Web: trois questions au responsable du pôle Web d'Arte France

MEDIAArte met en ligne lundi Gaza-Sderot. Dans ce web-documentaire, on suit en parallèle la vie quotidienne dans ces deux villes qui se font face à travers la frontière israëlo Palestinienne...
Recueilli par Anne Kerloc'h

Recueilli par Anne Kerloc'h

Arte met en ligne lundi Gaza-Sderot. Dans ce web-documentaire, on suit en parallèle la vie quotidienne dans ces deux villes qui se font face à travers la frontière israëlo-palestinienne.


3 questions à Joël Ronez, responsable du pôle Web d’Arte France.

Gaza Sderot est-il le premier d’une série de nouveaux documentaires?

On l’espère. C’est un nouveau format: le format «synchronicité» il s’agit de relater au jour le jour avec des vidéos parallèles, la vie de deux endroits en opposition, symbolique ou réelle. On pourra faire l’enclave de Ceuta et une ville Marocaine… par exemple. C’est la première fois que nous faisons un web-documentaire avec cette ambition. Dans l’esprit, c’est du Web, une nouvelle écriture. Mais la logistique et les moyens sont ceux de la télévision, puisque le documentaire a un budget de 216.000 euros dont 90.000 venant du CNC.

Sur ce projet, vous travaillez avec des Israéliens et des Palestiniens…

Il y a un producteur et des équipes de chaque côté, plus un producteur français. L’échange est permanent. Il faut rester modeste car cela fait trente ans qu’il existe des films qui abordent le conflit israélo-palestinien. Mais pour nous c’est une fierté de faire travailler pendant deux mois des équipes de chaque côté d’un mur…

Quel est l’apport de l’écriture Web pour la compréhension de la situation?

Déjà, le fait de tourner en temps réel, avec mise en ligne rapide permet de faire vivre au mieux le récit de la vie quotidienne, et c’est ce que nous voulions privilégier: comment vivent les hommes de chaque côté de la frontière… Ensuite, sur les cartes interactives, avec le zoom, on perçoit une différence flagrante entre un côté agricole et bâti, et l’autre côté, un ghetto. En même temps, la proximité est là… Quand il pleut, quand il fait soleil… cela transparaît aussi bien sur les vidéos tournées à Gaza comme à Sderot… On sent bien ce qui les sépare comme ce qui les rassemble.