Un steward lui demande de reboutonner sa chemise en plein vol, elle dénonce son attitude sur Twitter

SEXISME Une passagère a dénoncé sur Twitter le comportement d’un steward qui lui avait demandé de reboutonner sa chemise en plein vol. La compagnie a présenté ses excuses et assure qu’il n’était pas malintentionné

B.C.

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Dans la cabine d'un avion commercial. (Illustration)
Dans la cabine d'un avion commercial. (Illustration) — M. Angot / SIPA
  • Une passagère d’un vol Transavia entre Paris et Lisbonne a dénoncé sur les réseaux sociaux l’attitude d’un steward qui lui demandait de reboutonner son chemisier en plein vol.
  • Elle dénonce une attitude similaire à celle du « harcèlement de rue ».
  • La compagnie Transavia, qui est entrée en contact avec la passagère, indique qu’elle va « remobiliser ses personnels sur ces questions ».

En montant dans l’avion lundi, elle ne pensait certainement pas qu’elle en ressortirait en colère à cause des boutons de sa chemise. Laélia Véron s’est pourtant sentie obligée de partager sa mésaventure sur Twitter pour dénoncer ce qu’elle compare aujourd’hui « à une expérience similaire à du harcèlement de rue ».

Alors qu’elle se trouvait sur un vol de la compagnie Transavia entre Paris et Lisbonne, cette sociolinguiste se rend aux toilettes peu de temps après le décollage de l’avion. Alors qu’elle patiente, un steward l’interpelle et lui fait signe de reboutonner son chemisier.

« Je lui ai indiqué qu’il n’avait rien à me dire sur ma tenue. Lorsque j’étais aux toilettes, je l’ai entendu qui continuait à parler à ses collègues et quand je suis sortie, il m'a bloqué et m’a indiqué que je devais lui obéir car il faisait partie de l’équipage », raconte la jeune femme qui précise qu’elle avait un débardeur sous sa chemise.

Le ton va alors monter et une hôtesse de l’air va aussi intervenir. Laélia Véron va regagner sa place et ronger son frein jusqu’à la fin du vol. « Pour moi, il a vu une fille jeune et a fait une crise d’autorité. Je ne m’attendais pas à vivre ça dans un avion, les gens qui se permettent ça sur leur lieu de travail c’est illégal, ça rentre dans le cadre du harcèlement », dénonce-t-elle, encore « choquée ».

« Sensibiliser les personnels »

Sa mésaventure partagée sur les réseaux sociaux a suscité de nombreuses réactions, y compris celle de la compagnie. Le directeur commercial en personne l’a appelée.

« Le steward n’était pas malintentionné et n’avait en aucune façon l’intention de blesser qui que ce soit. Il s’est excusé si des propos avaient pu être mal perçus. La compagnie s’est engagée à sensibiliser à nouveau ses personnels à ces sujets et aux propos qui peuvent être tenus », a expliqué un porte-parole de Transavia, joint par 20 Minutes.