Amazon écoute et analyse vos conversations pour améliorer son assistant vocal Alexa

VIE PRIVEE Les données sont traitées en toute confidentialité, assure le géant américain

20 Minutes avec agence

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L'assistant d'Amazon Alexa et ses enceintes Echo, Echo Dot et Echo Spot.
L'assistant d'Amazon Alexa et ses enceintes Echo, Echo Dot et Echo Spot. — AMAZON

Amazon paie des milliers d’employés à travers le monde pour écouter les conversations des utilisateurs de son assistant personnel Alexa. Objectif : améliorer son outil, précise Bloomberg.

Car Alexa « vit dans le cloud et devient de plus en plus intelligente », explique le géant américain. L’algorithme est programmé pour apprendre seul mais a encore besoin d’un coup de pouce des humains. Des salariés d’Amazon et des collaborateurs ponctuels travaillant notamment aux Etats-Unis, en Roumanie, en Inde ou encore au Costa Rica utilisent donc les enregistrements pour améliorer la compréhension d’Alexa et donc ses réponses face aux demandes des utilisateurs.

Quid du respect de la vie privée ?

Les échanges vocaux sont retranscrits, annotés et viennent enrichir l’algorithme si nécessaire. Quid du respect de la vie privée ? Un porte-parole d’Amazon assure « prendre au sérieux la sécurité et la vie privée de ses clients ». « Nous n’annotons qu’un échantillon extrêmement limité d’enregistrements vocaux afin d’améliorer l’expérience de nos clients », explique ce responsable.

Les employés n’ont par ailleurs pas d’accès direct aux informations et les données sont traitées en toute confidentialité, assure l’entreprise. L’universitaire américain Florian Shaub, interrogé par Bloomberg, reste sceptique : « On ne pense pas forcément qu’il y a un être humain qui écoute ce qu’on dit à son assistant personnel numérique dans l’intimité de son foyer ».