«Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots», le test
TEST•Old Snake revient plus en forme que jamais !Louis De La Tousche, Alexandre Joannou, Simon Taisne & Gabriel Féron
Retrouvez ici le dossier consacré à la série «Metal Gear»
La guerre a changé. Solid Snake aussi. Atteint de vieillissement accéléré, le héros de « Metal Gear » n’est plus qu’un vieillard dépassé, dans une époque ou la guerre a pris le contrôle de l’économie. Les conflits ne sont plus une question d’idéologie ou de nation, mais le fait d’armées privées, les PMC. Les soldats sont des hommes contrôlés par des nanomachines qui neutralisent la douleur, développent leurs sens et optimisent leurs performances en manipulant leurs données vitales. Liquid, l’ennemi mortel de Snake mais aussi son frère, est à la tête d’Outer Haven, la société mère des cinq plus grandes PMC, et a pour objectif de contrôler le monde.
Voilà le tableau mis en place par Hideo Kojima pour clôturer sa saga «Metal Gear Solid» initié il y a dix ans sur Playstation. Si chaque opus a laissé sa trace parmi les plus beaux jeux de chaque génération de Playstation, «MGS 4» ne déroge pas à cette règle et s’impose graphiquement dans la moyenne haute des jeux «Next Gen». Le plus bluffant reste les transitions très fluides entre cinématiques et phases de jeu.
«Tactical Espionnage Action»: trois mots pour définir le gameplay de Metal Gear Solid, que l’on retrouve dans ce 4e volet un peu modifié. On ne contrôle plus un héros en infiltration dans une base, mais un Old Snake sur un champ de bataille, essayant de se rapprocher au plus près du poste de commandement d’une des deux factions en place. A vous de choisir si vous voulez ramper parmi les cadavres, ou si vous préférez favoriser l’avancé du camp prenant la même direction que vous. Les ennemis de vos ennemis sont vos amis, et le camp que vous aiderez vous considérera comme un allié. Pour les allergiques aux jeux de tirs, rassurez vous le système de camouflage de «MGS 3» est toujours présent, dans une version encore plus évoluée. Deux secondes immobile suffisent pour que votre combinaison se fonde littéralement avec le décor, vous octroyant un camouflage quasi indédectable.
Reste ce qui fait l’essence même de la première véritable saga vidéoludique, à savoir ses protagonistes très profonds, sa musique, son scénario alambiqué et à multiples rebondissements. Et bien sur son héros Snake. Si les deux premiers chapitres peuvent laisser perplexes quant à leur déroulement, les trois restant comptent parmi les plus belles heures de «Metal Gear Solid». Scènes d’anthologies et révélations intenses sont au programme. Un épilogue tant attendu d’une série qui aura définitivement marqué le monde du jeu vidéo.
Hideo Kojima et le mannequin Yumi Kikuchi sont venus sur Paris afin de célébrer la sortie du jeu. L'évènement en vidéo :
Metal Gear Solid 4 - Hideo Kojima et Yumi Kikuchi à Paris
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